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_Il y a deux jours, j'ai fais la connaissance d'un jeune garçon de mon âge : Tom. Il a, en quelque sorte fait bouger ma vie, dans un bon sens, me permettant de réfléchir & d'en déduire que j'avais besoin de soutien, d'une personne m'étant chère. Depuis ce jour, j'essaye aussi de me rendre dans le centre qu'il m'a indiqué. Essaye, mais je n'ai pas encore trouvé le courage ou la volonté d'y rentrer. Perdu, pétrifier devant cette bâtisse. Ma tête me dit d'avancer mais mes jambes elles, elles dansent, un pas en avant & deux en arrière. Avancer, reculer sans jamais se décider. Je n'y arrive pas. Cette après midi non plus, je n'ai pas pu y rentrer.
_________________________________________Indécise je suis.
______________________________Angoisse & faiblesse, je ressens au fond de moi.
J'ai besoin d'un ami près de moi, pour m'aider à avancer.
Le soutien est bien le remède le plus efficace à tout malheur, maladie, épreuve dure à franchir. Seul la vie n'a pas d'intérêt à notre existence, je viens d'ouvrir les yeux sur ce fait.
Après cette « échec », je décide de rentrer dans ma chambre d'hôtel. La pluie me fouette le visage faisant se confondre mes larmes avec les goutes d'eau.
Arrivé devant la porte de ma chambre, je l'ouvre laissant place à une pièce misérable. Misérable comme moi.. . ? Affaires trempées, je décide de les enlever & de les laisser joncher sur le sol de la salle de bain, restant dans une tenue des plus simple : en sous-vêtement. Je m'assoie sur le lit, regarde mon téléphone : aucun nouveau message.
- P'tain Raoul, tu fais chier. Réponds-moi, j'ai besoin de toi.
Je m'allonge sur le lit. Mes pensées m'envahissent, me remémorant, une fois de plus ma rencontre avec Tom, les paroles qu'il m'a dites & cette phrase qui me hante : Ancien petit ami, qui t'a brisé le c½ur pour une autre, une fille plus belle, moins squelettique, non drogué & plus bavarde.
Mon c½ur s'emporte, moins squelettique.. . Mes mains parcourent mon corps, ok on sent mes côtes, comme tout le monde non ?
Après un moment d'absence, je me précipite dans la salle de bain. Je regarde le reflet que me donne cette glace. Je ne bouge pas. J'admire : l'horreur. J'ai mal en me voyant. C'est la première fois depuis des mois que je détaille mon corps, il a bien changé.. . J'ai une difficulté à me regarder en face.
Choc de la vérité ? Sans doute.
Je m'écroule en larmes, je me sens vide. Un seul mot raisonne dans ma tête à ce moment : souffrance. J'ai besoin de me faire mal. Comme si, je ne me faisait pas assez souffrir comme ça. Je suis folle, hein ! ?
Je me lève, cherche, fouille, vire tout par terre jusqu'à trouver l'objet de mes désirs : un ciseau. Je me penche au-dessus du lavabo, mes larmes coulent de plus belles, je me sens vraiment mal, seul comme si le vide m'habité. Je pose délicatement la lame sur mon poignet, puis une pression assez forte se fait ressentir, j'appuie, le sang coule. Une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. Sept entailles. Sept marques ensanglantées qui m'on aidait à me libérer. Alors pourquoi ai-je mal ? Encore mal, plus mal. Mais pas un mal extérieur, non mais intérieur, mal au c½ur.
Je jette la paire de ciseau au fond de la salle de bain avec rage, c'est fou comment je me déteste. Je déteste se que je suis, se que je deviens.. .
Je rince mon poignet, m'écroulant une fois finie, sur le sol froid. Mon poignet saigne encore. Le liquide rouge qui s'y échappe coule le long de ma main & sur mes jambes, que j'ai repliées sur moi-même. Bizarrement, je suis bien par terre à regarder déverser ce liquide chaud, comme si tous mes soucis partaient en même temps que ce rouge que l'on appelle sang, mon sang.
Une sonnerie, un sms, Raoul.
Tout d'un coup l'espoir reviens.
Je me précipite dans l'autre pièce pour prendre mon téléphone.
Message de Raoul :
Surprise !! Je suis devant la porte de ta chambre d'hôtel.
16/11/07-15 : 06
Un sourire se dessine sur mes lèvres. Un sourire franc. Sourire que je n'avais pas fait depuis bien longtemps. Je me précipite sur la porte d'entrée, l'ouvre &.. .
Essya accourt vers la porte, croyant voir son meilleur ami, Raoul, celui qui l'a comprend, qu'il l'a protège. Elle n'a pas pris la peine de mettre quoi que ce soit sur elle. C'est en simple boxer-soutiens gorge & bras en sang qu'elle ouvre. Pour elle, son ami sait tout, aussi bien ses forces que ses faiblesses. Alors pourquoi cacher ce qu'elle vient de faire ? Elle n'en voit pas l'utilité. Mais si elle avait su, que derrière cette porte la personne qui si trouve n'était pas celle qu'elle pensait, elle se serait, disons « arrangée » pour faire bonne figure. Le sourire qu'elle avait sur les lèvres, se sourire franc, le bonheur qu'elle a eu pendant une minute en lisant le message, c'est effacé, aussi vite qu'il était venu. Elle ne pourra pas serrer son meilleur ami dans ses bras, non. Sentir son parfum, non. Non car ce n'est pas lui qui est derrière cette porte. Aurélien. L'homme se trouvant devant elle n'est autre que lui, Aurélien. Ancien petit ami & dealer. Il rentre, referme la porte.
Sentiment d'incompréhension. Un grand vide. L'espoir s'envole.
- Aurélien, mais qu'est ce que.. . Tu.. . Normalement.
- Bonjour ma belle. Tu ne semble pas vraiment en pleine forme. Dit-il grand sourire aux lèvres.
- Raoul ? Bafouais-je, s'en vraiment contrôler mes mots.
- Il va bien.
- Non. Pourquoi il n'est pas là, c'est à lui que j'ai envoyé le message, pas à toi. Pourquoi ! ? Criais-je, m'écroulant au sol en pleure.
L'espoir s'enfuit toujours un peu plus.. .
- J'vais te raconter une petite histoire si tu veux bien.. .
- Non, j'en veux pas de ton histoire Aurélien. Dis-moi pourquoi ! Maintenant ! Ordonnais-je.
- C'est très simple, ma belle. Le message que tu as envoyé à Raoul, il l'a reçut à l'heure où nous jouions ensemble au foot. Tu te souviens ou tu es trop éclaté par la drogue pour te souvenir ?
- Ne me prend pas pour.. .
- Pour une quoi ? Une salope, folle, toxico, dépressive & la liste est encore longue ma belle.
- Enfoiré. Lâchais-je en lui claquant une gifle.
- Je disais donc. Quand tu as envoyé le sms, ton meilleur ami & moi étions ensemble dans les vestiaires. Lui, sous la douche. J'y allais aussi quand j'ai entendu son téléphone vibrer. & comme ça faisait un moment que j'essayé de te retrouver, sans résultat, j'ai était voir de qui était le message. Je sais, espionner ce n'est pas bien. Mais j'étais rendu à faire ça pour espérer avoir de tes nouvelles & qu'elle ravissement de voir que le destinataire de ce message était toi, disant que tu avais besoin d'un ami pour t'aider à Paris & que tu te trouver dans cet hôtel, que je n'ai pas pus m'empêcher de lui prendre son téléphone. & me voilà devant toi, avec toi dans cet hôtel bien misérable je dois l'avouer.
- Tu n'es qu'un.. .
- Chut, ne fini pas ta phrase. Tu as bien changé ma belle. Me murmure-t-il à l'oreille avant de m'embrasser.
- Arrête.
- Chut. Laisse-toi.. .
- Faire ? Non, je ne suis pas ton jouer Aurélien. Qu'est ce que tu fais là ! ?
- Je te l'ai dis, j'essayais de te retrouver pour que tu me rendes mon stock de drogue. Tu sais, tu es malines, très même. Tu m'as foutu dans une belle merde aussi.
- Ca j'm'en fou. Tu n'avais pas à.. .
- A quoi ? A t'aimer, à t'inciter à consommer ces produits illicites, à t'en vendre ? Ne me fais pas passer pour le connard dans l'histoire Essya. Rappel toi, comment notre histoire à commencer.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Que tu te cache derrière un masque pour ne pas assumer, que tu fais accuser les autres des crimes qu'ils n'ont pas commit pour te faire bonne conscience, mais tout n'est qu'illusions Essya, ouvre les yeux, ne cache pas la vérité, ne la masque pas par des mensonges.
- Je ne dissimule rien, c'est toi, pas moi qui.. .
- Arrête ma belle.
- NON ! C'est pas d'ma faute, c'est pas moi. C'est toi, le responsable qui. Ne dis pas que j'ai tué mon frère, c'est faux, faux ! Tu m'entends. Lui hurlais-je au visage en le tapant.
- Ne m'accuse pas non plus. Je n'ai jamais forcé quelqu'un à la consommation. Rappel toi, ouvre les yeux, & là tu sauras, tu verras qui a raison.
- J'l'ai pas tué, c'est pas moi. Murmurais-je à moi-même, tête enfouie dans mes bras.
- Je n'ai pas dis cela non plus.
- Si, tu m'accuse.. .
- Viens là ma belle.
- Je ne l'ai pas.. .
- Je sais, je sais. Excuse-moi pour mes mots.
Pleurer dans les bras d'une personne qui vous aime, qui vous veut du bien. Triste tableau.
Fille pitoyable. & Cette fille c'est moi.
- Essya, si j'suis venu aussi, c'est pour te prévenir.
- Me prévenir de quoi ?
- La drogue que tu m'as prises, elle est où ? Faut que tu me la redonne.
- J'peux pas.
- Essya met ta rancune de coté pour une fois & redonne-moi mon stock ! M'aboi-t-il au visage.
- Même si j'voulais, je pourrais pas.
- Tu l'as revendu ? Passe-moi l'argent.
- Non.
- Ce n'est pas un jeu Essya ! On ne rigole pas !
- J'ai.. .
- T'as pas r'vendu c'est ça ?
Pour réponse je secoue la tête négativement. Mentir, encore & toujours.
- T'as tout consommé ? Il t'en reste pas ?
- Rien. J'ai plus rien.
- Merde !
- J'suis désolé.
- P'tain. Y'a pas que toi en jeu Essya. Le monde ne tourne pas seulement autour de toi, d'autres personnes sont concernées par cette histoire.
- Toi & moi.
- No.. .
- & je sais que tu es débrouillard, tu sauras régler cette affaire. Sur ceux, en revoir Aurélien. Tu sais où est la porte. & merci, de m'avoir prévenu. Dis-je en le coupant.
Il rigole, un rire nerveux en me disant que je ne suis qu'une gamine.
- Essya, j'veux que ton bien, j'ai toujours voulu que ton bien & tu sais pas, tu ne sais rien.
- Adieu Aurélien.
Il s'approche toujours un peu plus de moi. Nos fronts sont collés, ses bras m'entourent, ses lèvres se collent à ma peau.
- Non, Aurélien.
- Essya, tu m'as manqué &.. .
- Pas toi, maintenant tu arrêtes !
Un sourire, une gifle, perte d'équilibre, allongé sur le lit , des cris, des pleurs, des coups & au finale le noir.
Deux âmes sur un lit. De loin on pourrait croire qu'il témoigne leurs amours. Si bien sur on est de loin & que le son est coupé comme sur une télévision par exemple. Car au premier plan, ce n'est pas cela. Des pleurent, des supplient, des cries, des coups, mais rien n'y fait, on ne peut pas empêcher l'inévitable de se produire. C'est bien dommage.. .
Vide. Exactement, c'est ça, je suis vide, encore plus vide que d'habitude. Le ciel, sombre, comme mon moral, ma vie. Un regard dévié sur mon poignet & mon corps. Une larme qui coule.
A coter de moi, Aurélien dort. L'âme paisible, enflure va. Il prend son pied à me salir. Connard. Je me lève, mon iPod sur mes oreilles libère la musique. Je m'adosse au mur en face du lit & regarde l'homme de mes nouveaux démons dormir. Je le hais comme je hais ses baisers, ses caresses, ses désirs. « J'veux que ton bien. » Menteur. Oui, je le hais au plus profond de moi. Comment ais-je pu l'aimé, avant ? L'amour rend aveugle, c'est bien connu.
Ich Breach Aus.
Cette musique que mon iPod libère, défilent en moi comme un poison, ces paroles, si vrai, pour ma vie.. .
Crayon & papier. J'écris. L'écriture permet de relevé nos peurs, nos angoisses, nos joies aussi & beaucoup d'autres sentiments. Cette chanson est le reflet de ma vie, de ce moment. Ecrire pour livrer la haine de mon c½ur qu'il regorge pour toi, Aurélien.
« J'ai aujourd'hui un autre plan
Qui ne te concerne en aucun cas
Je le tiens fermement dans ma main
Bout de papier sur lequel je vais me libérer pour pourvoir avancer. Mon espoir.
Adossée au mur
Au mur
Pour toi je suis coupable
Pour moi, c'est toi, détruire, tu ne sais faire que ça.
Je n'ai jamais voulu tout ça
Tu ne me laisses malheureusement pas le choix
C'est maintenant la dernière fois
La dernière fois »
« Je me sens
Claustrophobe
Fais de la place
Avant que je ne saute
Dans une issue
Tu ne peux pas m'arrêter
Je m'évade
Je m'évade »
Parole qui m'étouffe. Vérité en pleine face.
« Je te préviens, ne me poursuis pas
Le Monde est heureux sans toi
Tout ce que tu voulais à crevé
Je suis désormais ce qu'il se passe
Maintenant c'est moi
Sueur froide sur ton front
La sueur que tu as sur toi, sueur de plaisir, la mienne, sueur de peur, sueur de dégoût.
Tu peux maintenant m'entendre crier
Bientôt tout sera fini pour toi
Je me détache de ton emprise
Ton emprise s'en va »
« Je me sens
Claustrophobe
Fais de la place
Avant que je ne saute
Dans une issue
Tu ne peux pas m'arrêter
Je m'évade
Je m'évade »
« Tes mensonges sont révélés
Ton dernier coup m'a raté
C'est trop tard
Beaucoup trop tard
Tu ne me laisses malheureusement pas le choix
C'était désormais la dernière fois »
« Je me sens
Claustrophobe
Fais de la place
Avant que je ne saute
Dans une issue
Tu ne peux pas m'arrêter
Je m'évade
Je m'évade
Je me sens
Claustrophobe
Fais de la place
Avant que je ne saute
Dans une issue
Tu ne peux pas m'arrêter
Je m'évade
Je m'évade
Je m'évade. »
Je m'évade de ton emprise. Mon c½ur ne ressent plus rien pour toi à par de la haine. Laisse moi m'évader, sauter. Si la mort est la seule issue pour que tout s'arrête, je le ferrais.
« Je m'évade »
Je pose mon crayon, la lettre.
« Aurélien.
Les coutumes veulent que l'on remercie les personnes qui vous veulent du bien, nous prévenir des dangers. Je dois donc te dire merci. Si tu es venue me voir c'était pour deux buts, un me prévenir de faire attention à moi pour ce que j'ai pu faire & le deuxième me ravoir. & Comme ceci n'était pas possible tu as préféré, aimé jouer avec mon corps. Sans mon accord.
Pour ceci aussi je devrais te dire merci ? Je ne pense pas. A un moment, j'ai comme même eu du regret pour toi, pour ce que je t'ai fais. Mais non. Tu ne le mérite pas & au final te voler va devenir un réel plaisir.
Rancune qu'en on te tient.
Laisse-moi tranquille.
Ou laisse moi mourir. A toi de choisir.
Je ne t'appartiendrais jamais.
Je ne serais jamais la putain de toi ou de qui que ce soit, pour payer mes dettes.
Rembourse ton dus tout seul.
Mes dettes sont les tiennes.
Mon corps ne sera jamais marchandise pour qui que ce soit.
Je ne suis pas à vendre.
Le seul qui est à vendre c'est mon c½ur.
& Tu ne l'achèteras jamais.
Il te hait.
L'amour que j'avais pour toi s'est échappé.
Comment les larmes qui s'échappent & qui meurt sur cette feuille !
Essya.»
Je relie la lettre. Un mensonge c'est glissé dedans. « Jamais la putain de qui que ce soit » Vérité qu'il n'est pas obligé de savoir.. .
Affaires réunies, habillé, je sors de la chambre.
En bas à la réception, j'explique que l'homme qui se trouve dans ma chambre payera. Je leur montre une photo, donne son nom, ainsi que la lettre qu'ils lui remettront à son passage à la réception.
Je marche une nouvelle fois dans les rues de Paris, seul, mal, abattue. Mon meilleur ami, la réalité c'est que je ne pourrais plus l'appeler. Je suis seul. Toute seule.
Le temps passe, les kilomètres s'écoulent, les rues défilement, les chansons s'enchainent. Ich Bin Da, je suis la si tu veux.. .
Un faible sourire sur mes lèvres apparaît. Je suis là. Qui est là ? Personne.
Pleurer à sans étouffer.
Marcher encore & toujours. Pleurer autant & constamment. Ma vie à Paris se résume à ceci : se laisser mourir à petit feu. Belle vie, non ? J'aurais pu avoir mieux, si tout ces évènement ne s'était pas produit. Regret, souhait & constat.
Qu'elle vie ! & c'est ma vie.. .
Impressions ?
Deux mois pour poster un chapitre. Qu'elle honte ! Je m'en excuse. J'espère que l'attente qu'il y a entre deux chapitres ne vous donne pas envie d'arrêter cette histoire. Je l'espère du fond du c½ur.. .
Ce chapitre est assez sombre, je dois avouer. Mais bientôt tout s'arrangera.. .
Je vous aime. Des Bisous & bon courage pour vos cours. =)
[ Cette histoire m'a fait rencontrer beaucoup de personnes qui sont maintenant énormément importantes pour moi ! ]
Je n'ai pas pu encore prévenir.
Cela ne devrait pas tarder. =)