. « Ich frag mich, ob ich im Himmel, ich bin nicht wirklich ein Heiliger ! » Beichte. .

. « Ich frag mich, ob ich im Himmel, ich bin nicht wirklich ein Heiliger ! »  Beichte. .
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Edit du premier septembre 2008 : Un bon anniversaire aux jumeaux K . 19 ans.



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« Pour répondre à ta question, mon nom c'est Gustav.. . »

A ces mots je quitte cet enfer dans lequel j'ai passé une nuit. Dans le couloir, je suis appuyée contre le mur. Ma tête est tournée vers la porte, mon regard se perd sur celle-ci. Cette porte qui donne entrée à mon enfer. Enfer où se trouve l'homme à qui je me suis vendu cette nuit. Gustav. Gustav Schaffer. Maintenant je me souviens. Combien de fois ma s½ur m'a-t-elle parlée de lui ? Ce Gustav avec son nom de famille que je n'arrivais jamais à prononcer & qui la fessai hurler en m'entendant l'écorcher. Ce Gustav qui selon elle, était le petit timide, le plus gentil de son groupe favori. Ce Gustav, son préféré. Sait-elle que ce Gustav, personne à qu'il elle faisait tant d'éloges, est sûrement le plus pourri des quatre membres ?
Ma tête me dit de fuir. Mais mes jambes, elles, ne bougent pas. Je suis stoïque, pétrifié. Mon c½ur est lourd. Après dix minutes durant lesquelles j'ai fixé cette porte, je quitte enfin cet enfer, cet hôtel. Je hais cet endroit, je le hais, je me hais. Dans la rue mes pleurs se mêlent à la pluie. J'aime la pluie, elle permet de cacher ses faiblesses quand elles ressortent. Je n'aime pas pleurer. Pleurer c'est une faiblesse, tu montres aux autres tes points faibles, ce qui te touche. Je n'aime pas ça. Je m'assoie sur mon banc, celui qui est le mien depuis mon arrivé à Paris, j'aime la vue qu'il m'offre. Mes jambes sont repliées sur moi-même, je les rapproche le plus possible de mon buste, entoure mes bras autour d'elles & enfouis ma tête à l'intérieur de celles-ci, comme pour me protéger. Je ne suis pas bien, j'ai mal, je pleure. La musique que mon iPod libère passe en boucle, ça me fait mal, mais je ne peux pas l'enlever, j'aime cette chanson, cette musique, ma préférée, puis elle me parle tellement aussi.. . The Story. « C'est l'histoire de ma vie. Ce sont des mensonges que j'ai crées.. . » L'histoire de ma vie, la mienne, elle est bien belle :

Essya, 17 ans & demi, drogué & maintenant prostitué. Essya, la fille qui vaut 550¤.. .

Le temps passe, mes larmes coulent toujours à des moments plus que d'autres. J'hésite. Je l'appel ou je ne l'appel pas.. . J'appel. Le numéro de mon ami est entrain d'être composé. Ca sonne. Mon c½ur se serre. J'ai besoin de sa voix. J'ai besoin d'entendre son rire. J'ai besoin qu'il me remonte le moral. J'ai tout simplement besoin de lui. Un petit allô, tout triste se fait entendre. J'ai l'impression que mon c½ur va lâcher. Entre deux sanglots j'ai réussi à articuler d'une voix à peine audible : Raoul.



- Essya ! Tu es où ? Tu vas bien ? Tu fais quoi ? Qu'est ce qu'il y a ? Pourquoi tu pleurs ? Parle-moi !



Il me bombarde de questions auxquels je n'y réponds que par un silence. Je lui dis seulement qu'il n'a rien à craindre, que je vais bien. Mensonge. Il sait que je mens, il me connaît & puis mes sanglots me trahissent de toute façon. J'articule difficilement « Parle-moi ». Je n'ai pas besoin d'en dire plus. Il m'a comprit. Pendant deux heures, mon meilleur ami, mon confident m'a parlé de tout & de rien. Racontant ces blagues tellement pourries que je ne peux qu'en rire. Il m'a vite dit que ma s½ur & Delphine s'inquiétaient pour moi & que ça serait bien que je leurs donne de mes nouvelles. Mais je ne les appellerais pas & ça il le sait. Je lui ai demandé qu'il ne parle de cet appel à personne. Il a acquiescé sans broncher, mais je sais qu'au fond de lui, sa le tue. Mais au finale quand on a raccroché, il sait que tout au long de son monologue, mes larmes se sont arrêtées de couler & que mon sourire est revenu & cela, lui à, en quelque sorte réconforté, réchauffé le c½ur de me savoir apaisé de mes craintes. Le soleil vient de réapparaitre, il éclaire Paris de ses faibles rayons. Mon regard se perd dans le ciel gris où les nuages sont sombres, mais éclaircit par les quelques reflets de lumières du soleil. Je suis trempé. Je décide d'aller dans un bar, pour me réchauffer un peu. Les rues défilent sous mon passage. Je rentre dans le premier café que je vois, commande un chocolat chaud & je me réfugie aux toilettes pour pouvoir enlever mes affaires imbiber d'eau de pluie. En allant me rassoir au bar, je ne trouve rien de mieux que de regarder la mousse de ma boisson, je me perds dedans. J'aime ça, cela me fait penser à mon enfance. Quand Ethan & moi nous nous amusions à boire notre chocolat à la paille & dans le même bol, si ce n'était pas le cas nous ne buvions pas, toujours ensemble quoi que nous fassions, toujours ensemble quoi qu'il arrive. Toujours ensemble.. . Ma gorge se serre, je bois une gorgé, je repose ma tasse & replonge mon regard dans ce liquide chaud, qui me rappel les bons moments passés tous les deux, lui & moi. Qu'est ce qu'on pouvait être chiant n'empêche quand on était petit ! Mes pensées sont chassées par des voix s'élevant peu à peu & qui proviennent du fond de ce bar. Leurs conversations n'est pas très claire. Mais leurs comportement, oui. Je sais, je le vois. Eux aussi ils le sont, comme moi, drogué. Je finis mon chocolat & part les rejoindre. Leurs regards mi-pervers mi-haineux parcourent mon corps. Celui qui se trouve au milieu du groupe avec deux greluches autour du coup me dit « que puis-je faire pour toi ? » Il a bien vu mon regard, mes pupilles dilatés.



- Je ne suis pas là pour acheter mais pour vendre.
- Vendre ? Dit-il interrogateur, grand sourire écrasé sur sa sale tronche. & quoi ?



Prend moi pour une conne. Tu veux jouer, on va jouer.



- Des bonbons.
- Des.. . Bonbons ?
- Bien sur que non. Dis-je excédé, levant les yeux au ciel. Je suis la pour vendre ce que l'autre imbécile heureux à coter de toi est entrain de fumer & autre connerie du genre.
- Mh. & qu'est ce qui te fait croire qu'on..
- Me prend pas pour une conne, ça se voit , je sais !
- & pourquoi ne ferais-tu pas ton propre marché ? M'annonce-t-il en rigolant avec les autres.
- Je consomme, je ne vends pas !



Son sale sourire s'agrandit. « Donne » M'ordonne-t-il. Je lui fais voir rapidement mon « stock » qui se trouve dans mon sac. Il va pour le prendre la marchandise, mais je le referme d'un coup vif.



- L'argent avant. M'empressais-je de dire.



Il rigole. Il accepte.



- Ce soir au Addict Club. Tu viendras & là l'échange se fera. Tu diras au videur que tu es invité. Ne donne pas de nom. Il saura avertit que j'ai invité quelqu'un comme toi.



Je ne réponds rien. Un dernier regard puis je tourne les talons. A peine trois pas plus loin, que la voix rauque de mon interlocuteur d'il y a quelques minutes, m'interpelle : J'ai comme même une question. Comment ce fait-il que tu es tout ça, toi, une simple consommatrice ?
Je rigole. Sans même tourner la tête, je m'empresse de répondre : J'ai toute cette drogue sur moi, simplement parce que j'ai volé mon ancien dealer avant de quitter ma ville. Histoire de vengeance. [ Voir chapitre 6] Puis, je quitte se café.


Addict Club, destin ou hasard ?


La nuit est tombée rapidement sur la ville de Paris. Un autre monde né en même temps que les lampadaires qui s'allument : celui de la nuit. Quand toutes les petites têtes blondes fermes leurs paupières pour aller dans le royaume des songes. D'autres les ouvres pour rejoindre celui de la fête, de la débauche où l'alcool & la drogue règne, ainsi que le sexe. Les femmes aux foyers ont laissées places à celles qui vies au jour le jour, sans penser à l'avenir, au lendemain, enchainant les conquêtes d'une nuit & qui pour elles, le petit déjeuner n'est autre qu'un petit sachet de cocaïne, les putes entres autres. Les hommes d'affaires, banquiers, chefs d'entreprises ont quand à eux laissés places au bisness man de la nuit : dealers & co'. & parmi eux : des jeunes, naïfs, rêveurs. Eux, ils ne pensent qu'à s'amuser entre amis, draguer aussi. Ils ne voient souvent pas plus loin que leurs bout de leurs nez & c'est eux qui se font le plus souvent entrainer par ces manipulateurs. Un coup pour essayer, disent-ils pour les persuader, pour délirer puis un deuxième, troisième & finalement tu en deviens accro. Essya fait partit de ces jeunes qui se sont laissé entrainer pour le « fun ». Maintenant elle est tombée bien bas. Son sachet de coc' à était troqué par des injections d'Amphet' pour toutes autres raisons qu'au début.. .
En parlant d'elle, elle est cachée derrière un arbre, elle regarde les jeunes parisiens, excités par l'idée de faire la fête. Vendredi soir oblige non ?


Les boums-boums que produise la musique sont perçus jusqu'à l'extérieur de la salle. Il y a un monde pas possible à l'entrée du club. Des jeunes. Je passe sur le côté, & me dirige vers le videur. Quand je suis à son niveau, je lui dis d'un ton froid « Je suis invité ». Il me fait entrer sourire aux lèvres. Je scrute la salle des yeux, il n'est pas là, pas le mec du bar, non, mais lui, lui qui m'a fait mal, pas un mal physique mais un mal intérieur.. .
Un gars de ce matin vient à ma rencontre, je le suis. Arrivé au carré VIP, ce qu'on peut appeler le « chef » est toujours entouré par deux poupées gonflables, mais elles sont différentes de ce matin. On fait l'échange, je lui passe mon stock & lui l'argent. Sans un mot je vais pour quitter le carré VIP mais sur le chemin qui mène aux escaliers, je heurte une personne. Je m'excuse, mais en voyant celle-ci j'ai un moment d'ébahissement. Je la reconnais. Je descends les escaliers pour sortir de là, mon regard se perd sur cette personne, je vois qu'elle achète un sachet de poudre, puis tout en descendant, je regarde attentivement l'intérieur du Addict Club. Gustav, il est là, je le sais. Il est là, à sourire. J'en suis sur, je le sens. Je sens son regard sur ma peau. Je regarde une dernière fois le carré VIP, plus exactement la personne que j'ai percutée, il y a quelques minutes.
Un de ces amis se trouve ici, alors il est forcement là, mais où ?

Mais pourquoi suis-je comme ça ? Mon c½ur tient tellement à le revoir, pourquoi ?




Impressions ?



# Posté le vendredi 29 août 2008 08:43

Modifié le samedi 13 septembre 2008 16:25

. « Die Nacht hat mich verloren. » 1000 Meere. .

.  « Die Nacht hat mich verloren. »  1000 Meere. .
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Edit du 8 septembre 2008 : Un Bon Anniversaire à Gustav' S.
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3 000 commentaire ! Merci ! =D



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Le club est rempli. Les personnes s'amusent. J'ai aussi le droit de m'amusé, non ? Je traverse la salle d'un pas décidé. Ce soir, j'oublie. Ce soir je vais revivre, m'amuser, rire. Je le veux. Je vais tout faire pour oublier ma vie, rien qu'un soir. La Essya mélancolique va se transformer en une Essya pleine de vie. Comme avant !
Je dépose ma veste & mon sac aux vestiaires puis, quitte l'entrée de la boite pour retourner dans la salle. Je scrute celle-ci, l'ambiance est déjà là. Je m'avance dans cette foule. Une main se pose en dessous de mes hanches, je repousse l'individu qui possède la main se trouvant à cette instant même sur mon postérieur. Enervé, frustré. Ce geste ma contrarié. Je m'enflamme d'un rien maintenant, un rien m'énerver. J'ai bien changé, pensais-je. Je décide donc de faire un détour aux toilettes, pour me calmer. Je m'enferme dans la dernière cabine du fond. Assise par terre je m'enfonce une piqure, puis deux, trois. J'augmente toujours un peu plus la dose. L'effet désiré est enfin là. Je jette ma seringue dans la cuvette. Mes larmes perlent, pour je ne sais qu'elle raison.

« La Essya comme avant ! »
Foutaise.

Avant les Amphet', la drogue ne rythmées pas mes soirées comme elle rythme ma vie !
Je sors en titubant. Je suis déchiré. Un peu d'eau sur le visage. Mes pupilles sont dilatés. Deux filles me regardent. Je les toise du regard. L'une d'elle trace deux rails puis se l'absorbe. Je la regarde faire, l'envie m'envahie. Elle le voit, gentiment elle m'en trace deux. Ca faisait longtemps. Sans un merci ou merde, je les snif d'un trait puis sort sous leurs éclat de rire. Rigolé de moi, salope.
Que la fête commence. Assise au bar, je demande une vodka que je bois cul sec, une deuxième, ça suffira pour l'instant. Un regard pour la salle, puis je m'enfonce au milieu de la piste de danse. Les lumières s'enlacent entre elles. Cela donne de l'ambiance, les gens dansent, rigolent. Mon corps se laisse aller au rythme de la musique, les minutes passent, je danse seule, repoussant les mains qui viennent se poser sur mon corps. J'ouvre les yeux. Le bar est devant moi, il m'appelle, encore. J'ai soifs. Soif de tout. J'avance. Un corps. Ce corps. Celui que mon c½ur voulait, celui que je cherchais : Gustav. Ma peau rentre en contact avec la sienne. Je frissonne. Ces mains se posent sur mes hanches, mon dos s'appuie sur son torse, ma tête par en arrière pour se caler dans son coup. Mes yeux se ferment, je suis bien. Il me murmure « je t'ai manqué ? », je ne réponds rien. Je respire & me laisse complètement envahir par la musique, nos corps ne font plus qu'un. Ma soif s'apaise. J'avais soif de lui. On danse, une danse sensuelle, endiablé. Ces lèvres douces viennent ce coller à ma peau brûlante. Je le laisse faire. Mon c½ur se remplie de joie. Je viens de comprendre. Ce contact, contact que j'aime. Ce n'est pas Gustav que mon c½ur voulait. Mais ce contact : la tendresse.
Tendresse, c'est une sensation qui te fait devenir importante aux yeux d'une personne, qui te fait voir que tu es aimé. La tendresse peut être physique ou par de simple mot. & Ce contact, Gustav est le seul à me l'avoir apporté, cela faisait bien trop longtemps que cette attention, je ne l'avais pas eu & au fond de moi, cela me manquait. Même si cette tendresse n'est pas de l'amour, elle me remplit de joie & ceci me va parfaitement, pour le moment. La musique défile, je me laisse emporter par le rythme. Le temps passe. Un tremblement. Ma main enlacée dans celle de Gustav tremble. Encore un. Mes jambes vacillent. Je ne suis pas bien. Ma tête tourne. Putain. Je m'arrache des bras de Gustav qui me faisait tant de bien. Je récupère mes affaires & sort de cet endroit. Je m'échappe, je cours mais je me stop rapidement. Je titube me cognant contre le mur. Je suffoque. Je pleur, j'ai peur. Je m'adosse à un mur. Je me laisse glisser le long de celui-ci. Je ne suis pas loin du club, je n'ai pas pus courir beaucoup. Je me recroqueville sur moi-même. Je ne vais pas bien, j'ai peur, je tremble, ma respiration ce fait haletant, mes larmes coulent. Mais qu'est ce qui m'arrive ? Deux voix se font entendre. J'essaye de faire taire mes gémissements mais les spasmes qui me parcourent sont bien trop forts. Je me mords la lève inférieure pour que personnes ne me remarquent, je me fais la plus petite qui soit. Allemand. Ils parlent allemand, comme Gustav, mais ce n'est pas sa voix que je perçois. J'écoute leur conversation. Je la comprends, facile avec un père qui est originaire de ce pays & qui à absolument tenue à ce qu'on sache parler sa langue maternelle.



- C'est quoi CA !
- Arrête d'hurler !
- Répond ! Tu m'avais dis que tu arrêtés ces conneries.
- Je ne peux pas. Je suis désolé mais j'en ai besoin.
- Georg !
- Laisse-moi tranquille, ok ! J'ai essayé, je te promets, mais j'y arrive pas ! C'est.. .
- Paris.
- Hein ? C'est Paris ? Comment ça, c'est Paris ! ?
- Nan, on est à Paris pour deux semaines off. Normalement personne n'est au courant qu'on se trouve ici. Je vais tout faire pour que tu t'en sortes, on ira dans des centres & autres organismes spécialisés d'accord ?
- Merci.. . Je sais que je peux compter sur toi. Tu es un vrai ami.



Ce nom. Alors celui que j'ai vu acheter de la poudre n'est autre que Georg, un membre du groupe phénomène qui fait battre le c½ur de millions de fans.. . Le bassiste, me semble-t-il.

Ce groupe cache bien des secrets j'ai l'impression.. .

Les voix se font faibles. Ils doivent être partit. Non. Les bruits de la nuit, de la ville, elles aussi s'atténuent. J'ai peur. J'ouvre mes yeux, je ne vois rien. Le noir. Qu'est ce qu'il m'arrive ? J'ai peur. Serais se ça la mort ? Vais-je enfin retrouver mon jumeau, ma moitié ? Une larme coule le long de ma joue. J'ai peur. Je sens deux étreintes de chaque coté de mes bras.. . Puis, plus rien. Suis-je morte ?



Impressions ?


Encore, une note pour ma fic' ? ___ >> ICI <<



# Posté le jeudi 04 septembre 2008 16:02

Modifié le samedi 25 octobre 2008 15:04

. « Ich schaff's nicht allein hier raus. » Hilf Mir Fliegen. .

.  « Ich schaff’s nicht allein hier raus. » Hilf Mir Fliegen. .
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On m'a souvent dit, qu'il y avait une vie après la mort. Qu'une personne juste, allez au paradis & qu'un être injuste, en enfer. Foutaise, me disais-je. Mais que savais-je réellement ? Rien. Pour moi c'était des « on dit » qui m'importait peu, je dois l'avouer.
Mais là, où suis-je ? Morte ? A l'endroit où ma deuxième vie va commencer ? Je veux des réponses.. .

Je suis debout, entouré d'une vaste étendue de blanc à ma droite & de noire à ma gauche. Deux portes. Une de chaque côté des deux couleurs.
Une pour l'enfer & une pour le paradis ?


La peur me gagne.


Un flash & le blanc m'envahit faisant disparaitre l'étendu de noire. Mes habits sombres ont été troqués pour une robe blanche à fine bretelle, s'arrêtant au-dessus des genoux. Mes cheveux ont été ondulés. Ils flottent dans l'air, dans les mêmes mouvements que ma robe.
Je marche, pieds nus, dans ce blanc. La porte m'appelle. Je la regarde. Mille questions défilent dans ma tête. J'ai peur. Derrière cette porte qu'est-ce qui se trouve ? & si les « on dit » était vrai ? Est-ce le paradis qui m'attend derrière cette porte ? Où les enfers peut-être ? Probablement, la deuxième solution. Moi, au paradis ? Certainement pas. Je ne suis pas un ange. Bien trop de mal, bien trop d'inquiétude, bien trop de regret à mon sujet. Je ne le mérite pas.
La porte s'ouvre dans un grincement sinistre. Je recule d'un pas, d'un deuxième. Je veux courir, partir, m'enfuir. Mais pour aller où ? Ici, tout est blanc. Il n'y a rien. Je me recroqueville sur moi-même comme pour me protéger. Des rayons de soleils viennent caresser mon unique larme qui s'est mise à couler. Larme de peur. Je ferme les yeux. Retardant le moment imminent.


« Essya »


Une voix. Cette voix. Je me relève vite, bien trop vite. La tête me tourne. Mais la joie m'envahit. Devant moi : un miracle. Je crie, le nom de mon frère. Enfin retrouvé. Enfin ensemble.
Mon c½ur s'accélère, il va lâcher. Mes yeux s'embrumes. Enfin, enfin, enfin je le retrouve. Je vais enfin pouvoir resserrer mon double dans mes bras. Je cours vers lui. Le serrant de toutes mes forces à l'étouffer. Ce contact, qu'est-ce qu'il me fait du bien ! Mes larmes coulent. Larmes de joies, cette fois. Je suis heureuse. J'ai retrouvé mon tout. Mon frère, mon double. Ethan.



- Tu m'as manqué. Lâchais-je dans un sanglot.
- Chut, ne pleure pas.
- Si tu savais comment tu m'as manqué. Je suis désolé.. .
- Toi aussi, ma double, toi aussi tu m'as manqué. Me dit-il d'une voix pleine d'amour.



A l'entente du petit surnom qu'il me donnait quand on était petit, je resserre mon étreinte.

__________ Le temps semble s'être stoppé. _______________________________________________ Sembler.. .



- Tu vas te réveiller ma double.. . _______________ Chut ne dis rien. Ecoute moi juste. Tu es triste, c'est certain, mais tu ne dois pas. Tu m'entends. Tu ne m'as peut-être plus à tes côtés mais j'ai pris refuge dans ton c½ur. Si tu l'écoutes, tu sentiras ma présence, l'amour que j'ai pour toi. Toujours là, l'un pour l'autre, tu n'as pas oublié ?
Reprend ta vie. Arrête la drogue. Ton destin va tourner. Sourie à la vie. Tu n'es pas seule, je suis là.. . Je serrais toujours là. Je t'aime.. .




Notre étreinte se renforce, je respire une dernière fois son parfum. Avant que ses bras me dégagent. Je ne veux pas. Je suis bien, paisible avec lui. Je ferme les yeux. Agrippant son t-shirt. Je ne veux pas partir.



- Allez-va.



J'entrouvre mes yeux, en sentant une douceur qui se pose sur mon dos & la voix de mon frère me disant de partir. Des ailes. Mon frère est un ange. Mon ange gardien.



- Je t'aime. Lui murmurais-je, en enfouissant ma tête dans son cou. Me pardonneras-tu un jour ?
- Je n'ai rien à te pardonner. Ce n'est pas de ta faute.. .



Notre étreinte se desserre. Je m'éloigne de lui, petit à petit tenant fermement sa main. Je flotte. M'éloigne de la porte, de mon frère. Sa main n'est plus dans la mienne. Non ! Il part, je m'éloigne à nouveau de lui. Je crie des paroles ne voulant pas partir. Mais rien à faire, mon double n'est plus. Je ne le vois plus. Je vois que cette lumière aveuglante.



- ETHAN ! M'époumonais-je !



>> Réveillé .<<


La lumière aveuglante n'était que le soleil. & ce n'était qu'un rêve. Mes larmes coulent encore une fois. J'ai si mal. Un rêve, un simple rêve. Mais cela semblait si réelle.. .
Je me redresse, resserrant mes jambes contre le reste de mon corps. Je suis dans un lit. Je n'ai aucun souvenir de la nuit d'hier, que des brides morcelées, le flou total ! Comment me suis-je retrouvé ici ? J'enfouis ma tête dans mes bras, laissant une nouvelle fois mes larmes couler.



- Bonjour. Coupe une voix douce dans mon spectacle pitoyable de petite fille pleurnichant. Comment te sens-tu ?



Son visage me dit quelque chose. Tokio Hotel, le bassiste, je crois ou hier soir en boite ? Tout est flou.. .



- Mh. Hier soir on t'a trouvé Tom & moi devant la boite, tu faisais un malaise. On t'a emmené à l'hôpital. Tu as eu un lavage d'estomac à cause d'une overdose. Tu étais dans un sale état. Pas beau à voir. Puis le saint Tom, a voulu te ramener dans notre hôtel pour prendre soin de toi. Mais pour moi, c'est pour une autre raison.. . Dit-il en enfournant un nouveau croissant dans sa bouche.



Je le dévisage. Overdose. D'où l'impression que j'étais morte, d'où le rêve.. .



- Tu n'es pas très bavarde. Au fait j'suis Georg. Mais tu dois surement le savoir. & toi, c'est ?



Mon nom ? ____________________ Le silence.



- Tu as faim ?



Je le regarde me tendre un croissant. Mais pour réponse je tourne la tête vers le ciel.



- Il faut que tu manges !



Je tourne la tête à l'entente d'une nouvelle voix. Elle est grave & autoritaire. Mon regard parcourt Georg & surement le dénommé Tom, qui vient de sortir de la salle de bain. Georg, feinte une excuse pour nous laisser tous les deux. Pourquoi ? Le mettrais-je mal à l'aise avec mon silence persistant ?


__________ La porte claque. Georg est parti.



- Tu ne veux rien manger ? Pourtant, les pains aux chocolats sont délicieux !



Mon silence règne. Une pression se fait sentir au bord du lit. Je m'enfonce le plus possible aux fonds des draps.



- Pourquoi, ne parles-tu-pas ? Demanda-t-il, avant de reprendre avec une autre question. Ca fait longtemps que tu te drogues ?



Rien. Je ne dis rien. Pourquoi ? Il m'a pourtant aidé la nuit dernière. Je lui dois bien des explications.. .



- On a eu peur cette nuit. Tu avais des convulsions, de la fièvre, beaucoup de fièvre. Puis tu marmonnais des bouts de phrases qui ne voulaient rien dire ou presque. Tu délirais. Tu nous as fait peur.. .



Je plonge mes yeux dans les siens. Mine un petit sourire pour lui dire que je le remercie pour cette attention.

_________ Les secondes passent & le silence persiste.



- Ethan, c'est qui ?



Ethan, Ethan, Ethan. Le nom de mon frère raisonne dans ma tête. J'ouvre la bouche, mais aucun son ne sort. Délirer. Lors de mes délires, j'ai dû prononcer son nom.



- Ancien petit ami, qui t'a brisé le c½ur pour une autre, une fille plus belle, moins squelettique, non drogué & plus bavarde ? !



Mes points se resserrent. Mes larmes montent. Je les retient, car je ne veux pas lui faire voir que sa phrase ma blessée. Je le tue du regard un moment avant de détourner la tête vers la fenêtre.
La pression que Tom faisait sur le lit, se fait plus forte. Il tourne mon visage, nos regards se perdent mutuellement dans nos yeux. Un petit sourire discret se dessine sur ses lèvres. Il se penche vers moi. Que fait-il ? Il emprisonne mes lèvres. Surprise. Son geste me surprend. Pourquoi fait-il cela ? Il appuie un peu plus le baisé, jusqu'à ce que nos langues se rencontrent.



- Tu as bien une langue finalement. Tu peux donc répondre à mes questions.



Doublement surprise. J'ouvre grand mes yeux. Je suis sur le cul. Lui il rigole de son geste & de sa réplique. Je prends une grande inspiration. Je suis en colère. Je veux lui déverser ma rage, mais aucun son ne sort. Il s'en aperçoit & me sourit. Je sers la couette le plus fort possible.



- Tu t'appelles comment ? Me dit-il en me prenant ma main.
- Essya. Murmurais-je.
- Jolie prénom. & tu viens d'où ?
- Cela te servira à quoi de savoir où je vie ?
- On pourra te raccompagner en voiture chez toi, tout à l'heure. C'est plus sur, non ?
- Je ne te dirai pas d'où je viens.
- Fugueuse ?
- Comment tu.. . ? Dis-je interloqué.
- J'ai raison.
- Pas exactement.. .
- Tu n'es donc pas Parisienne ?
- Qu'elle déduction !
- Pourquoi es-tu dans cette ville ?
- Je trouve que tu poses beaucoup trop de question.
- Peut-être, oui.
- Mon père m'a viré de chez moi, si tu veux tout savoir.
- Mh. Je suis désolé.
- Ne le sois pas. Tu ne me connais pas, je ne te connais pas & tu ne connais pas ma vie. Ni les raisons de mon expulsion de chez moi.
- C'est vrai. Tu as raison. On ne se connait pas.. . Je m'appelle donc Tom Kaulitz, tu dois le savoir, je suis un célèbre guitariste du groupe Tokio Hotel formé avec mon frère jumeau & deux de nos plus chers amis. Georg que tu viens de voir & un petit blond du nom de Gustav. & qu'est-ce que je peux dire de plus sur moi.. . Apprends à me connaitre. Dit-il sourire charmeur. Si ça peut te rassurer entre guillemets, hein Georg a lui aussi un problème avec la drogue.
- Contente de le savoir. Dis-je sarcastique.
- Dis moi. J'ai une question, un petit peu indiscrète à te.. .
- Pose- là moi & on verra si j'y répondrais.
- Tu n'as pas une s½ur ?
- Si.
- Du nom d'Emy ?
- Non, ma petite s½ur s'appelle Lauraine. Pourquoi ?
- Pour rien.



Le temps passe. Tom & moi parlons de tout & de rien. Je discute pas mal, & me livre aussi beaucoup. Bizarre, non ? Mais la vie est comme ça. Le feeling passe, des fois plus facilement avec une personne qu'une autre, on se livre, dévoile comme si, on l'a connaissait depuis des années alors que ça fait seulement deux heures qu'on se parle. La vie est étrange. « Ton destin va tourner » Va-t-il tourner à l'aide de Tom ? Je souris à cette pensée & au plus profond de moi, je l'espère.



- Tiens pend ceci. Me dit-il finissant de gribouiller sur le bout de papier qu'il me tend. C'est un centre qui aide les personnes dépendantes & autres. C'est anonyme. Vas-y, ça pourra te faire que du bien. J'emmène Georg ce soir. Viens, comme ça, on se verra. Ca me fera plaisir.



Je fronce les sourcils. Je ne comprends pas. Pourquoi veut-il m'aider, comme cela ?



- Pourquoi fais-tu ça ? Tu ne me connais pas. Je.. .
- Changement brutale de comportement : Les Amphet' surement. Ne vois pas le mal où il n'y en a pas. Je fais ça pour toi.
- Justement, pourquoi ?
- Car pendant les deux heures durant lesquels on c'est parlé comme des amies de longues dates, j'ai appris à t'apprécier & en plus de ça, cela faisait longtemps que je ne mettais pas livré à une personne comme je viens de le faire. Avec la médiatisation du groupe, apprendre à connaitre une personne est beaucoup plus dur. On se demande si elle le fait par intérêt ou non.
- Rassure toi. Je déteste ton groupe. Dis-je avant de me lever pour aller prendre ma douche prenant au passage le bout de papier que me tend Tom.
- Il ne faut jamais dire jamais.



Affaires en mains, je m'enferme dans la salle de bain. Une fois finies d'avoir pris ma douche, je pris mon bonheur en bouteille & me l'injectas. Je sors de cette pièce. Tom me sourit. Je bafouille un petit merci, récupère mon sac, posé près du lit, avant de prendre congé. Mais une pression au niveau de mon poignet m'arrêta dans mon élan.



- Tu ne partiras pas d'ici avant d'avoir avalé quelque chose.
- Je n'ai pas faim.
- C'est bien dommage. Dit-il en me tournant le dos avant de s'installer à nouveau devant son ordinateur.



Un croissant & un verre de jus d'orange. Je mange seulement ça. Si peu, mais tellement dure à passer. Une fois finies, je prends la direction de la porte quand Tom m'interpella.



- Je t'ai mis nos albums sur ton iPod. Apprend à aimer.
- Je ne te dis pas merci.
- A ce soir. Dit il, sourire ravageur accroché aux lèvres.



Pour réponse je claque la porte de la chambre. Je traverse le couloir, passe devant la chambre de Gustav & quitte cet hôtel.
Au bout de la rue. Une impasse. Je tourne & m'enfonce dedans. J'ai mal au c½ur. Je ne supporte plus la nourriture, de manger. En y réfléchissant bien, cela fait des jours que je n'ai rien avalés. Seulement de l'eau, des boissons, du liquide. Rien de bien consistant. Mais cela me va.
Mon corps ne supporte plus la nourriture. Je mets deux doigts au fond de ma bouche & relâche ce que mon corps vient d'absorber il y a quelques minutes. Le peu qui était en moi.


Essya, 17 & demi, drogué, prostitué & maintenant anorexique.. .


Jolie tableau.



Impressions ?



# Posté le dimanche 05 octobre 2008 09:57

Modifié le samedi 29 novembre 2008 07:20

. « Du lässt mir leider keine wahl, das war jetzt das letzte mal. » Ich Brech Aus. .

.  « Du lässt mir leider keine wahl, das war jetzt das letzte mal.  »  Ich Brech Aus. .
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Il y a deux jours, j'ai fais la connaissance d'un jeune garçon de mon âge : Tom. Il a, en quelque sorte fait bouger ma vie, dans un bon sens, me permettant de réfléchir & d'en déduire que j'avais besoin de soutien, d'une personne m'étant chère. Depuis ce jour, j'essaye aussi de me rendre dans le centre qu'il m'a indiqué. Essaye, mais je n'ai pas encore trouvé le courage ou la volonté d'y rentrer. Perdu, pétrifier devant cette bâtisse. Ma tête me dit d'avancer mais mes jambes elles, elles dansent, un pas en avant & deux en arrière. Avancer, reculer sans jamais se décider. Je n'y arrive pas. Cette après midi non plus, je n'ai pas pu y rentrer.


_________________________________________Indécise je suis.
______________________________Angoisse & faiblesse, je ressens au fond de moi.



J'ai besoin d'un ami près de moi, pour m'aider à avancer.
Le soutien est bien le remède le plus efficace à tout malheur, maladie, épreuve dure à franchir. Seul la vie n'a pas d'intérêt à notre existence, je viens d'ouvrir les yeux sur ce fait.


Après cette « échec », je décide de rentrer dans ma chambre d'hôtel. La pluie me fouette le visage faisant se confondre mes larmes avec les goutes d'eau.
Arrivé devant la porte de ma chambre, je l'ouvre laissant place à une pièce misérable. Misérable comme moi.. . ? Affaires trempées, je décide de les enlever & de les laisser joncher sur le sol de la salle de bain, restant dans une tenue des plus simple : en sous-vêtement. Je m'assoie sur le lit, regarde mon téléphone : aucun nouveau message.



- P'tain Raoul, tu fais chier. Réponds-moi, j'ai besoin de toi.



Je m'allonge sur le lit. Mes pensées m'envahissent, me remémorant, une fois de plus ma rencontre avec Tom, les paroles qu'il m'a dites & cette phrase qui me hante : Ancien petit ami, qui t'a brisé le c½ur pour une autre, une fille plus belle, moins squelettique, non drogué & plus bavarde.
Mon c½ur s'emporte, moins squelettique.. . Mes mains parcourent mon corps, ok on sent mes côtes, comme tout le monde non ?
Après un moment d'absence, je me précipite dans la salle de bain. Je regarde le reflet que me donne cette glace. Je ne bouge pas. J'admire : l'horreur. J'ai mal en me voyant. C'est la première fois depuis des mois que je détaille mon corps, il a bien changé.. . J'ai une difficulté à me regarder en face.

Choc de la vérité ? Sans doute.

Je m'écroule en larmes, je me sens vide. Un seul mot raisonne dans ma tête à ce moment : souffrance. J'ai besoin de me faire mal. Comme si, je ne me faisait pas assez souffrir comme ça. Je suis folle, hein ! ?
Je me lève, cherche, fouille, vire tout par terre jusqu'à trouver l'objet de mes désirs : un ciseau. Je me penche au-dessus du lavabo, mes larmes coulent de plus belles, je me sens vraiment mal, seul comme si le vide m'habité. Je pose délicatement la lame sur mon poignet, puis une pression assez forte se fait ressentir, j'appuie, le sang coule. Une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. Sept entailles. Sept marques ensanglantées qui m'on aidait à me libérer. Alors pourquoi ai-je mal ? Encore mal, plus mal. Mais pas un mal extérieur, non mais intérieur, mal au c½ur.
Je jette la paire de ciseau au fond de la salle de bain avec rage, c'est fou comment je me déteste. Je déteste se que je suis, se que je deviens.. .
Je rince mon poignet, m'écroulant une fois finie, sur le sol froid. Mon poignet saigne encore. Le liquide rouge qui s'y échappe coule le long de ma main & sur mes jambes, que j'ai repliées sur moi-même. Bizarrement, je suis bien par terre à regarder déverser ce liquide chaud, comme si tous mes soucis partaient en même temps que ce rouge que l'on appelle sang, mon sang.


Une sonnerie, un sms, Raoul.
Tout d'un coup l'espoir reviens.

Je me précipite dans l'autre pièce pour prendre mon téléphone.


Message de Raoul :
Surprise !! Je suis devant la porte de ta chambre d'hôtel.

16/11/07-15 : 06


Un sourire se dessine sur mes lèvres. Un sourire franc. Sourire que je n'avais pas fait depuis bien longtemps. Je me précipite sur la porte d'entrée, l'ouvre &.. .

Essya accourt vers la porte, croyant voir son meilleur ami, Raoul, celui qui l'a comprend, qu'il l'a protège. Elle n'a pas pris la peine de mettre quoi que ce soit sur elle. C'est en simple boxer-soutiens gorge & bras en sang qu'elle ouvre. Pour elle, son ami sait tout, aussi bien ses forces que ses faiblesses. Alors pourquoi cacher ce qu'elle vient de faire ? Elle n'en voit pas l'utilité. Mais si elle avait su, que derrière cette porte la personne qui si trouve n'était pas celle qu'elle pensait, elle se serait, disons « arrangée » pour faire bonne figure. Le sourire qu'elle avait sur les lèvres, se sourire franc, le bonheur qu'elle a eu pendant une minute en lisant le message, c'est effacé, aussi vite qu'il était venu. Elle ne pourra pas serrer son meilleur ami dans ses bras, non. Sentir son parfum, non. Non car ce n'est pas lui qui est derrière cette porte. Aurélien. L'homme se trouvant devant elle n'est autre que lui, Aurélien. Ancien petit ami & dealer. Il rentre, referme la porte.


Sentiment d'incompréhension. Un grand vide. L'espoir s'envole.



- Aurélien, mais qu'est ce que.. . Tu.. . Normalement.
- Bonjour ma belle. Tu ne semble pas vraiment en pleine forme. Dit-il grand sourire aux lèvres.
- Raoul ? Bafouais-je, s'en vraiment contrôler mes mots.
- Il va bien.
- Non. Pourquoi il n'est pas là, c'est à lui que j'ai envoyé le message, pas à toi. Pourquoi ! ? Criais-je, m'écroulant au sol en pleure.



L'espoir s'enfuit toujours un peu plus.. .



- J'vais te raconter une petite histoire si tu veux bien.. .
- Non, j'en veux pas de ton histoire Aurélien. Dis-moi pourquoi ! Maintenant ! Ordonnais-je.
- C'est très simple, ma belle. Le message que tu as envoyé à Raoul, il l'a reçut à l'heure où nous jouions ensemble au foot. Tu te souviens ou tu es trop éclaté par la drogue pour te souvenir ?
- Ne me prend pas pour.. .
- Pour une quoi ? Une salope, folle, toxico, dépressive & la liste est encore longue ma belle.
- Enfoiré. Lâchais-je en lui claquant une gifle.
- Je disais donc. Quand tu as envoyé le sms, ton meilleur ami & moi étions ensemble dans les vestiaires. Lui, sous la douche. J'y allais aussi quand j'ai entendu son téléphone vibrer. & comme ça faisait un moment que j'essayé de te retrouver, sans résultat, j'ai était voir de qui était le message. Je sais, espionner ce n'est pas bien. Mais j'étais rendu à faire ça pour espérer avoir de tes nouvelles & qu'elle ravissement de voir que le destinataire de ce message était toi, disant que tu avais besoin d'un ami pour t'aider à Paris & que tu te trouver dans cet hôtel, que je n'ai pas pus m'empêcher de lui prendre son téléphone. & me voilà devant toi, avec toi dans cet hôtel bien misérable je dois l'avouer.
- Tu n'es qu'un.. .
- Chut, ne fini pas ta phrase. Tu as bien changé ma belle. Me murmure-t-il à l'oreille avant de m'embrasser.
- Arrête.
- Chut. Laisse-toi.. .
- Faire ? Non, je ne suis pas ton jouer Aurélien. Qu'est ce que tu fais là ! ?
- Je te l'ai dis, j'essayais de te retrouver pour que tu me rendes mon stock de drogue. Tu sais, tu es malines, très même. Tu m'as foutu dans une belle merde aussi.
- Ca j'm'en fou. Tu n'avais pas à.. .
- A quoi ? A t'aimer, à t'inciter à consommer ces produits illicites, à t'en vendre ? Ne me fais pas passer pour le connard dans l'histoire Essya. Rappel toi, comment notre histoire à commencer.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Que tu te cache derrière un masque pour ne pas assumer, que tu fais accuser les autres des crimes qu'ils n'ont pas commit pour te faire bonne conscience, mais tout n'est qu'illusions Essya, ouvre les yeux, ne cache pas la vérité, ne la masque pas par des mensonges.
- Je ne dissimule rien, c'est toi, pas moi qui.. .
- Arrête ma belle.
- NON ! C'est pas d'ma faute, c'est pas moi. C'est toi, le responsable qui. Ne dis pas que j'ai tué mon frère, c'est faux, faux ! Tu m'entends. Lui hurlais-je au visage en le tapant.
- Ne m'accuse pas non plus. Je n'ai jamais forcé quelqu'un à la consommation. Rappel toi, ouvre les yeux, & là tu sauras, tu verras qui a raison.
- J'l'ai pas tué, c'est pas moi. Murmurais-je à moi-même, tête enfouie dans mes bras.
- Je n'ai pas dis cela non plus.
- Si, tu m'accuse.. .
- Viens là ma belle.
- Je ne l'ai pas.. .
- Je sais, je sais. Excuse-moi pour mes mots.



Pleurer dans les bras d'une personne qui vous aime, qui vous veut du bien. Triste tableau.

Fille pitoyable. & Cette fille c'est moi.



- Essya, si j'suis venu aussi, c'est pour te prévenir.
- Me prévenir de quoi ?
- La drogue que tu m'as prises, elle est où ? Faut que tu me la redonne.
- J'peux pas.
- Essya met ta rancune de coté pour une fois & redonne-moi mon stock ! M'aboi-t-il au visage.
- Même si j'voulais, je pourrais pas.
- Tu l'as revendu ? Passe-moi l'argent.
- Non.
- Ce n'est pas un jeu Essya ! On ne rigole pas !
- J'ai.. .
- T'as pas r'vendu c'est ça ?



Pour réponse je secoue la tête négativement. Mentir, encore & toujours.



- T'as tout consommé ? Il t'en reste pas ?
- Rien. J'ai plus rien.
- Merde !
- J'suis désolé.
- P'tain. Y'a pas que toi en jeu Essya. Le monde ne tourne pas seulement autour de toi, d'autres personnes sont concernées par cette histoire.
- Toi & moi.
- No.. .
- & je sais que tu es débrouillard, tu sauras régler cette affaire. Sur ceux, en revoir Aurélien. Tu sais où est la porte. & merci, de m'avoir prévenu. Dis-je en le coupant.



Il rigole, un rire nerveux en me disant que je ne suis qu'une gamine.



- Essya, j'veux que ton bien, j'ai toujours voulu que ton bien & tu sais pas, tu ne sais rien.
- Adieu Aurélien.



Il s'approche toujours un peu plus de moi. Nos fronts sont collés, ses bras m'entourent, ses lèvres se collent à ma peau.



- Non, Aurélien.
- Essya, tu m'as manqué &.. .
- Pas toi, maintenant tu arrêtes !



Un sourire, une gifle, perte d'équilibre, allongé sur le lit , des cris, des pleurs, des coups & au finale le noir.


Deux âmes sur un lit. De loin on pourrait croire qu'il témoigne leurs amours. Si bien sur on est de loin & que le son est coupé comme sur une télévision par exemple. Car au premier plan, ce n'est pas cela. Des pleurent, des supplient, des cries, des coups, mais rien n'y fait, on ne peut pas empêcher l'inévitable de se produire. C'est bien dommage.. .


Vide. Exactement, c'est ça, je suis vide, encore plus vide que d'habitude. Le ciel, sombre, comme mon moral, ma vie. Un regard dévié sur mon poignet & mon corps. Une larme qui coule.
A coter de moi, Aurélien dort. L'âme paisible, enflure va. Il prend son pied à me salir. Connard. Je me lève, mon iPod sur mes oreilles libère la musique. Je m'adosse au mur en face du lit & regarde l'homme de mes nouveaux démons dormir. Je le hais comme je hais ses baisers, ses caresses, ses désirs. « J'veux que ton bien. » Menteur. Oui, je le hais au plus profond de moi. Comment ais-je pu l'aimé, avant ? L'amour rend aveugle, c'est bien connu.


Ich Breach Aus.

Cette musique que mon iPod libère, défilent en moi comme un poison, ces paroles, si vrai, pour ma vie.. .
Crayon & papier. J'écris. L'écriture permet de relevé nos peurs, nos angoisses, nos joies aussi & beaucoup d'autres sentiments. Cette chanson est le reflet de ma vie, de ce moment. Ecrire pour livrer la haine de mon c½ur qu'il regorge pour toi, Aurélien.


« J'ai aujourd'hui un autre plan
Qui ne te concerne en aucun cas
Je le tiens fermement dans ma main

Bout de papier sur lequel je vais me libérer pour pourvoir avancer. Mon espoir.

Adossée au mur
Au mur
Pour toi je suis coupable

Pour moi, c'est toi, détruire, tu ne sais faire que ça.

Je n'ai jamais voulu tout ça
Tu ne me laisses malheureusement pas le choix
C'est maintenant la dernière fois
La dernière fois »

« Je me sens
Claustrophobe
Fais de la place
Avant que je ne saute
Dans une issue
Tu ne peux pas m'arrêter
Je m'évade
Je m'évade »

Parole qui m'étouffe. Vérité en pleine face.

« Je te préviens, ne me poursuis pas
Le Monde est heureux sans toi
Tout ce que tu voulais à crevé
Je suis désormais ce qu'il se passe
Maintenant c'est moi
Sueur froide sur ton front


La sueur que tu as sur toi, sueur de plaisir, la mienne, sueur de peur, sueur de dégoût.

Tu peux maintenant m'entendre crier
Bientôt tout sera fini pour toi
Je me détache de ton emprise
Ton emprise s'en va »

« Je me sens
Claustrophobe
Fais de la place
Avant que je ne saute
Dans une issue
Tu ne peux pas m'arrêter
Je m'évade
Je m'évade »

« Tes mensonges sont révélés
Ton dernier coup m'a raté
C'est trop tard
Beaucoup trop tard
Tu ne me laisses malheureusement pas le choix
C'était désormais la dernière fois »

« Je me sens
Claustrophobe
Fais de la place
Avant que je ne saute
Dans une issue
Tu ne peux pas m'arrêter
Je m'évade
Je m'évade
Je me sens
Claustrophobe
Fais de la place
Avant que je ne saute
Dans une issue
Tu ne peux pas m'arrêter
Je m'évade
Je m'évade

Je m'évade. »



Je m'évade de ton emprise. Mon c½ur ne ressent plus rien pour toi à par de la haine. Laisse moi m'évader, sauter. Si la mort est la seule issue pour que tout s'arrête, je le ferrais.

« Je m'évade »
Je pose mon crayon, la lettre.


« Aurélien.

Les coutumes veulent que l'on remercie les personnes qui vous veulent du bien, nous prévenir des dangers. Je dois donc te dire merci. Si tu es venue me voir c'était pour deux buts, un me prévenir de faire attention à moi pour ce que j'ai pu faire & le deuxième me ravoir. & Comme ceci n'était pas possible tu as préféré, aimé jouer avec mon corps. Sans mon accord.
Pour ceci aussi je devrais te dire merci ? Je ne pense pas. A un moment, j'ai comme même eu du regret pour toi, pour ce que je t'ai fais. Mais non. Tu ne le mérite pas & au final te voler va devenir un réel plaisir.
Rancune qu'en on te tient.
Laisse-moi tranquille.
Ou laisse moi mourir. A toi de choisir.
Je ne t'appartiendrais jamais.
Je ne serais jamais la putain de toi ou de qui que ce soit, pour payer mes dettes.
Rembourse ton dus tout seul.
Mes dettes sont les tiennes.
Mon corps ne sera jamais marchandise pour qui que ce soit.
Je ne suis pas à vendre.
Le seul qui est à vendre c'est mon c½ur.
& Tu ne l'achèteras jamais.
Il te hait.
L'amour que j'avais pour toi s'est échappé.
Comment les larmes qui s'échappent & qui meurt sur cette feuille !

Essya.»


Je relie la lettre. Un mensonge c'est glissé dedans. « Jamais la putain de qui que ce soit » Vérité qu'il n'est pas obligé de savoir.. .
Affaires réunies, habillé, je sors de la chambre.
En bas à la réception, j'explique que l'homme qui se trouve dans ma chambre payera. Je leur montre une photo, donne son nom, ainsi que la lettre qu'ils lui remettront à son passage à la réception.

Je marche une nouvelle fois dans les rues de Paris, seul, mal, abattue. Mon meilleur ami, la réalité c'est que je ne pourrais plus l'appeler. Je suis seul. Toute seule.
Le temps passe, les kilomètres s'écoulent, les rues défilement, les chansons s'enchainent. Ich Bin Da, je suis la si tu veux.. .
Un faible sourire sur mes lèvres apparaît. Je suis là. Qui est là ? Personne.


Pleurer à sans étouffer.


Marcher encore & toujours. Pleurer autant & constamment. Ma vie à Paris se résume à ceci : se laisser mourir à petit feu. Belle vie, non ? J'aurais pu avoir mieux, si tout ces évènement ne s'était pas produit. Regret, souhait & constat.



Qu'elle vie ! & c'est ma vie.. .



Impressions ?


Deux mois pour poster un chapitre. Qu'elle honte ! Je m'en excuse. J'espère que l'attente qu'il y a entre deux chapitres ne vous donne pas envie d'arrêter cette histoire. Je l'espère du fond du c½ur.. .
Ce chapitre est assez sombre, je dois avouer. Mais bientôt tout s'arrangera.. .

Je vous aime. Des Bisous & bon courage pour vos cours. =)


[ Cette histoire m'a fait rencontrer beaucoup de personnes qui sont maintenant énormément importantes pour moi ! ]



Je n'ai pas pu encore prévenir.
Cela ne devrait pas tarder. =)



# Posté le dimanche 19 octobre 2008 10:03

Modifié le lundi 12 janvier 2009 17:43