. « Sagt wofür das alles hier zerbricht.. . » Gegen Meinen Willen. .

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Une semaine après, mercredi 24 octobre 2007.


Depuis le week-end passé avec sa s½ur à Paris & cette découverte sur son aînée. Cette question, « pourquoi ? » Est omniprésente dans la tête de Lauraine. Elle passe ses journées voir même ses nuits à chercher dans les livres, sur Internet tout ce qui touche de près ou de loin à la drogue, tout y passe. Mais pour le moment ses informations restent encore minimes.


Point de vue de Lauraine.


Après le coup de téléphone de ma s½ur pour me prévenir que l'heure du repas arrivé, j'ai rapidement fait mettre mes livres de côtés avant de sortir de la bibliothèque. Puis, j'ai pris la direction du bus, dans celui-ci, je regarde le paysage défiler par la fenêtre, ce chemin que je connais trop bien. Quinze ans que je parcours tous les jours les mêmes rues, des souvenirs refont surfaces.. .
Je passe le pas de la porte d'entrée. Mon père arrive pour me saluer, me déposant un baisé sur le front comme tous les jours, lorsque j'arrive à la maison. Je souris, mais mon sourire disparaît rapidement en voyant ma s½ur sur le palier de sa chambre. Son visage est sombre ou plutôt triste, triste oui. Mais pourquoi ? Mon père continu de me parler, je suis que d'une oreille discrète ce qu'il me dit, je l'écoute réellement seulement quand je sens ses bras passés autour de mes épaules, & là, je ris par la même occasion de bon c½ur à sa blague.



- Allez ma fille, passons à table. Me dit-il sourire aux lèvres.



Je lui fis un signe de tête pour acquiescer. Nous passons devant Essya, ses yeux sont vides, sa lèvre inférieure est pincée, ses poings sont crispés. Elle ne bouge pas. Mon père & moi rentrons dans la pièce, la bonne odeur de cuisine m'envahie. Je dépose un bisou sur la joue de ma mère avant de m'installer à table. Je vois ma s½ur, elle n'a pas bougé d'un poil, ce qui a pour but d'énerver mon père.



- Bon Essya, tu viens passer à table, oui ! Dit-il d'une voix agacée.



Elle ne dit rien, s'installant en face de moi dans le silence. Son mutisme dura pendant tout le repas.


Fin du point de vue de Lauraine.


Ma mère nous appelle pour passer à table, mon père & moi. Ma s½ur n'est toujours pas rentrée. En sortant de ma chambre, je reste quelques minutes sur mon palier dévisageant mon père, assis sur le canapé, à regarder cette stupide émission. Je suis sur qu'il attend Lauraine pour ce lever. Ma réponse ne mettra pas longtemps à arriver. C'est toujours comme ça. Des que ma s½ur fait un pas dans l'entrée, mon père lui saute au coup, lui donnant tout son amour ! & Moi ? Suis-je invisible ? Mon regard s'assombri. J'ai mal au c½ur en voyant cette scène, scène que je connais trop bien, malheureusement.. . Je croise le regard de ma s½ur, elle a les yeux pétillants de bonheur, un sourire rayonnant arbore son visage qui disparaît aussi vite qu'il est venu. Moi aussi j'avais ces yeux, cette expression quant-il* me prenait dans ses bras. Je me perds dans mes pensées jusqu'à ce que le rire communicatif de ma s½ur me sorte de mes songes.



- Allez ma fille, passons à table. Lui dit-il sourire aux lèvres. & Moi ?



Cette scène m'éc½ure. Mon père & ma s½ur bras dessus, bras dessous, riant ensemble, partagent des moments de tendresse ensemble, partant rejoindre la cuisine, ensemble. La colère me monte. J'attrape ma lèvre inférieure, la mordant aussi fort que je peux, pour ne pas hurler ma haine, je sers mes poings. Je ne bouge pas, restant spectateur de cette scène. Suis-je invisible ? Pourquoi n'y ais-je pas le droit ? Droit à cet amour. Tant de questions qui n'auront jamais de réponses.. .Serais-je jalouse ? Sûrement, oui.
La voix grave de mon père me raisonne dans ma tête. D'une voix brusque il me dit : « Bon Essya, tu viens passer à table oui ! » Je ne dis rien. Je marche en silence vers la cuisine sans un mot pour que le barrage de mes larmes ne craque pas. J'ai si mal au fond de moi.. .
Lors de ce repas, ma fourchette rencontra très peu le contact de ma bouche. Bien trop occupée à dessiner des E entre lassé dans mon assiette de purée.. .
Une fois la vaisselle terminée. Je prends la direction de la chambre de Lauraine. Elle croit que ses regards de pitié je ne les ai pas vus ? Je ne prends pas la peine de frapper à sa porte que je déboule comme une furie dans sa chambre. Elle est debout près de son armoire à choisir sa tenue pour demain.
Elle entrouvre la bouche laissant échapper mon prénom, mais je la coupe avant qu'elle rajoute quoi que ce soit !



- Tu crois que tes regards je ne les ai pas vus ? Dis-je d'un ton agressif.
- De quoi tu parles ?
- Ho ! Lauraine arrête. Ne me prend pas pour plus bête que je ne le suis déjà. S'il te plait !
- Je te jure, je ne vois pas de quoi tu parles. M'assure-t-elle calmement posant un deuxième jean sur son lit.
- Je n'ai pas besoin de ta compassion ou autre ! Je suis assez grande pour savoir ce que je fais ! Alors arrête !
- Ha ! Exclame t-elle dans un rire nerveux. Tu veux que je te laisse mourir à petit feu ?
- Qui t'a dit que j'étais entrain de mourir à petit feu ? Je ne me suis jamais senti aussi bien !
- Ce n'est qu'un masque Essya. Rien qu'un masque. Tu n'es plus la même. M'affirme-t-elle en me prenant par les épaules plongeant son regard vert dans le mien.
- Les gens changent. Dis-je en murmurant pour moi-même.
- Tu ne changes pas ! Tu ne manges presque plus, tu ne dors que très peu, tu crois que je ne l'ai pas remarqué. Une fois encore, ce soir, trois cuillères de purées que tu as avalées ! _Trois Essya.
- C'est déjà ça !
- Arrête. Tout ça c'est à cause des Amphet's ! J'ai fais des recherches &.. .
- La ferme !
- Ca diminue le sommeil ainsi que l'appétit. Ca provoque aussi l'agressivité & l'irritabilité des consommateurs !
- LA FERME !



Je sors de sa chambre en claquant la porte. Au fond de moi, je sais qu'elle a raison, mais je ne veux pas me l'avouer. J'essuie d'un revers de main mes larmes, donne un coup de pied dans la porte de mon armoire, laissant un renfoncement comme marque & crie. J'allume ma chaîne Hi-fi laissant l'album de 30 Seconds To Mars en fond sonore. Je m'allonge sur le lit, reprennent une respiration normale, puis démarre mon ordinateur


Point de vue de Lauraine.


Elle sort de ma chambre énervée. Plus ça va, plus ces « crises » sont fréquentes. Je m'assois un instant sur mon lit à penser. Je termine par me relever, finissant de chercher ma tenue pour demain. Je réfléchis à la paire de chaussure qui pourrait aller avec mes vêtements, quand mes parents arrivent à leurs tours dans ma chambre.



- Lauraine, qu'est-ce qui ce passe ?
- Rien m'man !
- Rien ? Mais tous les jours, on a le droit à une ou plusieurs disputes de votre part. Ce qui a le don de m'importuner. Dis mon père les sourcils froncés.
- Lauraine, dis nous ce qui se passe. On voit bien qu'Essya n'est pas bien. Elle n'est plus la jeune fille d'avant. Qu'est ce qu'elle a ? Demande ma mère inquiète.



Ho ! Presque rien maman, ne t'inquiète pas. Essya est en train de se faire du mal avec des produits génialement fantastiques qui la font planer.



- Rien ! Qu'est ce que tu veux qu'elle fasse ?
- Je ne sais pas. Dit-elle attristée.
- C'est juste des petites disputes entre s½ur. Puis Essya doit sûrement refaire une crise d'ado !
- Oui s'en doute. M'exprime-t-elle toujours accablée.
- Bonne nuit maman. Bonne nuit papa.



Je leur dépose à tour de rôle, un baiser sur la joue, puis il quitte ma chambre. Ils ne sont pas dupes, je sais, mais je ne peux pas leurs dirent. Pas maintenant, je n'ai pas assez d'information.. .


Fin du point de vue de Lauraine.


Je suis assise sur mon lit en tailleur. L'ordinateur posé sur mes cuisses. Je suis entrain de discuter avec Raoul. C'est mon ami, mon meilleur ami même, mon confident. Il m'a redonné le sourire, c'est le seul qui y arrive. Je ris de bon c½ur à sa dernière blague. Sourire trônant sur mon visage je lui réponds, mais mon sourire disparaît de plus en plus en voyant mes parents rentrés dans ma chambre.



- Frapper avant d'entrée, ce n'est pas interdit. Dis-je d'un ton sec & agressif !
- Essya. Prononce ma mère d'une voix douce tout en s'approchant de moi.
- Bonne nuit. Je dis ces deux mots en enlevant l'étreinte que ma mère venait de faire.
- Mais.. . Qu'est ce que tu as ? Dit-elle affolée.
- Rien.
- Ecoute.. . Intervient pour la première fois mon père. Depuis un moment tu n'es plus vivable. Donc tu iras voir un psy. Dit-il catégoriquement.
- Chéri, tu es sur que.. ?
- Absolument. Annonça-t-il sur de lui. Il faut qu'elle extériorise ce qu'elle ressent !
- Bonne nuit. Dis-je énervée en les jetant hors de ma chambre.



Je n'irai jamais voir un psy. JAMAIS. Ils veulent que j'extériorise ce que j'ai en moi. Ok, je vais exprimer ce que je ressens.. . & ils ne vont pas être déçut ! C'est moi qui vous le dis.. .



Impressions ?




# Posté le samedi 12 juillet 2008 14:52

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 16:05

. Um dich weinen soll ich nicht.. . Wen Nichts Mehr Geht. .

. Um dich weinen soll ich nicht.. . Wen Nichts Mehr Geht. .
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Sept mois que cette histoire vie !
>> Avant. <<


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Un claquement de porte, un bruit sourd, des rires.



Point de vue de Lauraine.


Un vacarme se fait entendre dans l'entrée de l'appartement. J'ouvre ma porte de chambre & par l'embrasure de celle-ci, aperçois Essya, avachit par terre, tête collée contre le mur, bouteille de vodka à la main. Elle pleure & rit en même temps. Je m'approche d'elle & m'agenouille. Elle put l'alcool. Son regard est vide. Mais qu'a-t-elle fait ? Je m'inquiète.



- Essya.. .
- Je.. . Hic.
- Chut. Calme-toi !




Elle retire mon bras de son épaule. Son regard est ailleurs. Elle se redresse difficilement & titube dans le couloir. Elle se stoppe, se mettant à chanter & danser. J'essaye par tous les moyens de la faire taire ou du moins de la calmer, mais sans grand succès. Ses rires & ses pleures attirent rapidement l'attention des parents. En plein milieu du couloir, Essya se donne en spectacle, sous nos regards soucieux.


Fin du point de vue de Lauraine.


Par tous les moyens Lauraine essaye de calmer sa s½ur, mais cela n'a aucun effet. Elle ne reçoit que de l'indifférence ou de l'énervement de celle-ci. Elle tourne, tourne autour d'elle-même comme une gamine de six ans « peluche » en main. Mais pour Essya c'est une bouteille de vodka qui remplace le « doudou ». Par un tournis qui commence à se faire ressentir, elle se stoppe, toujours sous le regard interrogateur, d'agacement & de colère de ses parents. Eux pour qui l'alcool est interdit sous leur toit, Essya leur fait la totale.. .
Elle, elle est là, paisible, regardant ses parents, sourire aux lèvres. Elle lève ses mains au ciel, sourire toujours accroché aux lèvres. Elle semble presque heureuse. Presque si on ne compte pas les larmes silencieuses qui coulent.
Bouteille en main, regard noir, elle « crache » tout à sa famille. TOUT. De cette journée à son état de dépendance, des blessures de son c½ur à ses peurs. C'est un flot de parole qui s'échappe. Son regard est rempli de larmes qualifiant la colère envers sa famille jusqu'à ce que son regard se pose sur une photo. CETTE photo.


Je tourne. Je ris, je pleure. Je m'arrête, j'ai des vertiges. Je déverse à ma famille tout ce que je ressens. Ça fait du bien. Ils voulaient que j'extériorise. & bas voilà c'est fais ! Content ? J'ai un petit rire en voyant leur tête. Avec les produits que j'ai absorbés, ça devient vite un fou rire. Qui s'arrête aussi vite qu'il est venu, lorsque je vois cette photo. Je ne comprends pas, je les avais toutes enlevées, ce matin même, elle n'était pas là. Comment ? Mon regard devient plus agressif que tout à l'heure. Ces photos, je les avais toutes enlevées pour ne plus avoir aucun souvenir. & là tout me revient.. . Son sourire, les moments passés avec lui.. . tout. Mes larmes se remettent à perler mais se ne sont pas les mêmes que tout à l'heure. Là, se sont des larmes de tristesses.. . Je repense à lui*, mon jumeau. Jumeau qui a osé me laisser toute seule sur cette putain de planète. Mon aîné, mon grand frère protecteur. Un sentiment étrange s'empare de moi. La honte. J'ai honte. Simplement honte car mon jumeau me voit comme ça. Mes pensés se bousculent. Ma honte se transforme en colère. J'attrape le cadre & l'envoie contre le mur. Une fois à terre, je l'écrase. Le verre sous mes pieds craque. On peut comparer le bruit du verre se rompant à mon c½ur qui se brise de nouveau. La blessure de son absence est à nouveau à vif. Une fois que j'ai terminé de m'acharner sur cette photo, je prends la direction de ma chambre, de mon antre à moi.

Ça a fait mal, mais c'est sorti. Essya vient enfin de se libérer de ce qu'elle ressent face au décès de son double. Son deuil n'ayant toujours pas était fait. Elle vient de le montrer.
Dans l'appartement 48, tous ces habitants sont sous le choc dû à l'état de détresse d'Essya. Dans sa chambre, elle est assise par terre, My immortal s'échappant à font de sa chaîne hi-fi. Elle regarde fixement son mur, lui, ce coté de mur qui est recouvert de feuilles blanches cachant ses anciens souvenirs, ses photos. Photos de famille, photos de lui, photos d'elle en sa compagnie. Tous ces souvenirs, elle n'a jamais pu les décrocher de son mur. Mais elle ne peut plus les voir. Souvenirs de bonheur. Souvenirs de malheur. Larmes aux bords des yeux, elle se lève d'un pas las et s'approche doucement de cette paroi aux feuilles blanche. Tapotant plusieurs planches pâles, yeux fermés, elle les connaît par c½ur, jusqu'au moment ou elle s'arrête sur la feuille ou derrière celle-ci se trouve sa photo préférée. La dernière prise ensemble, la dernière avant cet accident qui lui a causé la mort. Un sourire se dessine sur ses lèvres, en se remémorant d'anciens moments passés avec lui.


Cette photo, lui est moi : lui m'entourant de ses bras protecteurs qui ne sont plus.



- J'te déteste.. .



Je m'effondre par terre. Je le hais, je le hais, je le hais.. . Pourquoi m'as-tu laissée ?


Point de vue de Lauraine.


Je suis appuyé contre le mur, regardant mes parents. Ils sont complètement déconcertés par ce qui vient de se passer. Ma mère pleure.



- Tu le savais ?



Je relève la tête vivement en entendant mon père m'hurler ces mots. Je ne réponds rien.



- LAURAINE ! Me dit-il le regard noir.



Dans un faible souffle, je lâche un oui à peine audible.



- Depuis quand ?
- Depuis le week-end à Paris.. .
- POURQUOI ! POURQUOI NE NOUS L'AS-TU PAS DIS ?
- .. .
- Lau-raine. Sanglote ma mère.
- Je.. .
- Hier, hier quand, dans ta chambre on est venu te voir, ta mère & moi, tu nous as regardé dans les yeux Lauraine, Lauraine dans les yeux.
- [ en pleur ] J'suis désolé, pardon.
- & tu nous as dis, qu'on avait rien à craindre. LAURAINE regarde moi ! Me hurle-t-il !
- Papa je m'en veux ! J'suis désolé.
- Mais Lauraine, as-tu vu dans quel état est ta s½ur ?
- .. . J'voulais l'aider mais.. .



Clac !

Mon père vient de me donner une gifle. Mes larmes redoublent en intensité. Mais je la mérite. Je le regarde, il est énervé. Il se dirige vers la chambre d'Essya. Des cris, des pleures se font entendres. On ne distingue pas leurs paroles. Je m'assois près de ma mère. Elle est en pleure. Je passe mon bras autour de ses épaules, elle appuie sa tête contre la mienne. Je m'en veux terriblement. Les cris de mon père s'intensifient. On peut entendre clairement ce qu'il dit, malgré les paroles de My Immotal.



- DEHORS ! JE NE VEUX PLUS TE VOIR SOUS MON TOIT !!



C'est une bombe qui me tombe du ciel. Il vient de foutre ma s½ur à la porte. Je rêve ?




Impressions ?



# Posté le vendredi 18 juillet 2008 12:59

Modifié le lundi 04 août 2008 05:44

. « Sind wir zum letzen mal zusammen ? » Der Letzte Tag. .

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Point de vue de Lauraine.


Un claquement de porte, mon père. Des pleures & un autre claquement de porte, ma mère. Je suis déboussolée par les derniers événements. En plein milieu du salon, je suis perdue, ne sachant que faire, ni où aller. Je m'assoie sur la table basse du salon & j'attends. Je ne sais trop quoi.. . Mon chien est là, lui aussi, allongé sur le canapé, il semble triste, tout comme moi. Le temps passe & je n'ai toujours pas bougé d'où j'étais assise. J'attends, j'attends peut être un signe du destin me disant que tout ceci n'était qu'un mauvais rêve.
Un bruit sourd me fait sortir de mon état de passivité. Ce bruit provient de la chambre d'Essya. Je m'y précipite & la vois en pétard en train d'injurier son tiroir de sa table de chevet qui est cassé. Un petit sourire se dessine sur mes lèvres. Ce tiroir. Combien de fois Essya a-t-elle bassinée Ethan pour qu'il le lui répare ?! Je l'ignore. Mais malheureusement il n'en a jamais eut l'occasion. Et encore une fois ce terrible tiroir vient atterrir sur le pied de ma s½ur.. .



- Tu trouves ça drôle ? M'hurle-t-elle, larmes aux yeux.



J'affirme un petit oui, pour détendre l'atmosphère mais cela n'a pas marché. Elle fronce les sourcils & m'ordonne de sortir.



- Tu fais quoi ? Dis-je en ignorant ses dernières paroles.
- Le ménage, ça ne se voit pas ?



Un blanc.



- Essya.. . Je. Je suis désolé.
- De quoi ? Tu es désolé d'être la petite fille modèle, adorée, que tout le monde aime ? C'est vrai que tu as de quoi l'être.. .



Je ne sais quoi répondre. Ma s½ur me regarde le visage dur, avant de me demander à nouveau de sortir. J'affirme un non, ce qui la surprend. Puis elle fini par dire « Comme tu veux. De toute façon j'ai fini.. . »
Elle récupère une petite boite métallique. Dans celle-ci se trouvent toutes les anciennes économies d'Ethan. Elle dépose cette petite boite dans son sac eastpak qui est posé sur son lit. Elle saisit sa veste.
Je la regarde faire. Ma bouille triste apparaît, en la voyant enfiler sa veste noire, j'ai un pincement au c½ur. C'est sur, elle part. Elle s'apprête à franchir la porte de sa chambre. C'est certain, elle part. Un pas à l'extérieur de la pièce. Elle part, mais je ne veux pas qu'elle parte.
Pour cela je lui attrape la main & la plaque contre le mur.



- Ne fais pas çà.. . Papa était énervé !
- TON père ma foutu à la porte. Ça faisait un moment que je le faisais chier. J'lui rappelle peut être trop son fils adoré. C'est vrai quoi ? Lui c'était son fils, sa descendance, toi tu es sa princesse, la prunelle de ces yeux. & moi ? Je suis quoi ?
- .. .
- Le vilain petit canard de cette famille. Dit-elle dans un souffle.



Je n'ai encore aucun mot pour répondre. Elle me pousse, passe le pas de la porte. Je lui empoigne le bras, descend son sac de ses épaules, le posant dans le couloir près de sa porte de chambre.



- Maman, fait à mangé. Viens on va mettre la table.
- Non !
- T'as pas le choix Essya ! Maintenant tu viens avec moi ! Dis-je à la limite de la crise de nerf.



Fin du point de vue de Lauraine.


[ .. . ]

D'une journée, grise & pluvieuse. Une famille est en crise. Ca fait un bout de temps, que la femme de maison & ses deux filles attendent, la personne manquante.
La plus jeune des trois à, le regard fixe sur la porte d'entrée. Leur mère quant à elle, arrange pour la vingtième fois le repas, & Essya, elle, elle est bras croisés, énervée, frappant frénétiquement sa jambe contre le pied de la table.



Point de vue de Lauraine.


Des pas se font entendes. Il est revenu. Je lève les yeux. Je le vois. Sourire aux lèves mais plus il avance vers nous, plus son sourire diminue. Il regarde ma s½ur d'un air méprisant. Elle le dégoûte. D'une voix haineuse il dit : « Qu'est ce qu'elle fou encore là ? »



- Si je suis encore là, c'est à cause de ta fille. Elle pensait, que les paroles dites toutes à l'heure à mon égard étaient fausses. Naïve n'est ce pas ? On c'est tous que tu ne m'as jamais aimé !



Après avoir dit ces mots, elle se lève & part. Une fois de plus une porte claque laissant disparaître ma s½ur. Je me redresse, ça m'a coupé l'appétit.



- Tu vas où ? M'adresse mon père d'une voix sèche.
- J'ai plus faim, j'vais.. .
- Ta mère c'est donné du mal pour faire à mangé, donc tu vas me faire le plaisir de rester diner.



Fin du point de vue de Lauraine.


[ .. . ]

Dans la nuit fraiche, les larmes d'une jeune fille se mélange aux goutes de pluie. Elle semble paisible, sans grand soucis, marchant d'un pas nonchalant dans les rues animées de la ville. Mais ce n'est qu'une image .Un simple tableau. Sinon, elle ne saurait pas injecter ce* produit au fond des toilettes d'un bar, il y a quelques minutes & elle ne serait pas en pleures. Perte d'un frère six mois plus tôt, perte de sa famille ce soir. Perte d'espoir ? Perte de vie ? Qui sait ?


Point de vue de Lauraine.


Le repas c'est déroulé comme un repas normal pour mes parents. Mais pour moi, l'absence de ma s½ur ma bouleversée. J'en veux à mon père. Mais c'est l'homme de la maison & quand il dit, on suit. Même si on n'est pas d'accord. C'est la loi.. . Loi de merde de cette famille. J'aurais pu éviter ça si j'avais fais quelque chose mais non. Je n'ai rien fais, je me déteste. Je pars me coucher, mais arrivé au palier de ma chambre je me retourne, la chambre de ma s½ur est entre ouverte. J'y vais. J'ai besoin de sa présence. J'observe son repère, sourire aux lèvres. C'est un vrai bordel. Le bordel à Essya. Son ordinateur portable est posé près de son lit. Le bruit d'une conversation se fait entendre. Je regarde qui sait. Raoul. Je ne touche à rien. En regardant de plus près je peux voir que tout ces contacte sont bloqué à par trois, Delphine, Raoul & moi. Par terre, près de sa chaîne hi-fi, ses CD qu'elle passe en boucle sont éparpillés. Sur son bureau, ses cours se battent avec d'anciens papiers de bonbons. Le dernier paquet de bonbon acheté tous les trois avant l'accident. Ainsi que des vêtements dispersés un peu partout. Le tiroir de tout à l'heure est reversé de l'autre coté de son lit. Je ferme la porte, m'allonge sur son lit, je ne déplace rien. Je serre mon portable le plus près possible de moi, au cas où elle m'appellerait. La chambre est plongée dans le noir mais la télé est allumée. Avec Essya elle est toujours allumée. Jours comme nuit. 24 / 24. Depuis l'accident de son jumeau. Se retrouver dans le noir pour elle, c'est impossible, sans oublier que pour elle, la télé allumée compte comme une présence. Le son n'est jamais mis. Seules les images défilent. Après avoir regardé une fois de plus cette chambre je m'endors, larmes aux yeux.


Fin du point de vue de Lauraine.


Vendredi 26 octobre 2007.



- Allô ?
- Essya ! Pourquoi n'es-tu pas venue en cours ?
- Delphine.. .
- Arrête, pas d'excuse bidon s'il te plait. Plus ça va, moins tu fais « acte de présence » en cours.



Je rigole, acte de présence. Elle reprend mon expression, dite un jour en cours lorsqu'un prof, m'avais empêché de rêver tranquille : « Vous devez déjà vous satisfaire de mon acte de présence en cours monsieur. Alors laissez-moi rêver en paix. Est-ce que je vous interromps quand vous faites votre cours ? Non. Alors faites de même. Merci » Ce jours là ! Toute la classe avait rit.



- Essya ! Je leur dis quoi aux profs, moi ?
- Que je ne ferai plus acte de présence.. .
- Quoi ? Mais.. . Ca ne va pas ? Qu'est ce que tu as ?
- Rien, sauf que je ne ferais plus acte de présence en cours.. . & ici.
- Comment ça, « ici » ?
- Excuse-moi. Tu es ma meilleure amie.



Je raccroche. C'est décidé, je pars de cette ville de merde. Trop de souvenirs y sont gravés. Bons ou mauvais peu importe. J'en peux plus.. . Alors je fuis. Avant de partir, je dois faire quelque chose.. .

[.. .]



- Raoul ?
- Oui, ça va Essya ?
- Chut, laisse moi parler.
- Mais.. .
- Raoul, arrête.
- Mais Essya ! Tu me fais peur, qu'est ce que tu as ?
- Je quitte la ville, je craque, j'en peux plus. Merci pour tout ce que tu as fait pour moi. Lorsque que mon jumeau nous a laissés. On était là l'un pour l'autre. Toi ayant une peine de c½ur, moi un vide. Tu m'as aidé & permis à reprendre goût à la vie. Sans toi je ne se sais pas ce que je serais devenue. J'aurais sans doute rejoint l'autre trouduc'.



Entre deux sanglots, il rigole à l'entente de « l'autre trouduc' »



- Tu vas où ?
- Je ne te le dis pas. J'ai besoin de reprendre ma vie en main. & toute seule. J'ai aussi envie de m'éloigné de mon passé pour que mon avenir soit plus gai.
- Si tu as besoin, tu as mon numéro. N'hésite surtout pas. & n'oublie pas de me donner de tes nouvelles. S'il t'arrive.. .
- J'sais, merci.



Je raccroche.
Tête collée contre la vitre de train, larmes aux yeux, c'est ainsi que je pars.. . Je ne sais pas ce qui m'attend, mais je m'en fiche.. .



Impressions ?


# Posté le vendredi 01 août 2008 09:34

Modifié le mardi 19 août 2008 13:28

. « Alles weg wie im wahn ich seh mich immer mehr verschwinden. » Ich Bin Nich' Ich. .

. « Alles weg wie im wahn ich seh mich immer mehr verschwinden. » Ich Bin Nich' Ich. .
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Une jeune fille est assise au fond d'une chambre. Elle est là, larmes aux bords des yeux, se remémorant les deux dernières semaines qui se sont écoulées. Son regard est fixé sur une photo qu'elle tient fermement entre ses mains.. .
Les seuls points de lumières sont la télé & l'ordinateur qui éclaire ce corps recroquevillé & attristé.



Point de vue de Lauraine.



- Ma chérie ?



Je relève la tête. Ma mère est là, au seuil de la chambre. Malgré que la pièce soit dans l'obscurité, je perçois ses yeux, grâce aux quelques points de lumières. Ils sont rouges & bouffis. Comme tous les soirs. Depuis qu'Essya a quittée la maison, ma mère ne fait que çà, pleurer, encore & toujours.



- Elle ne reviendra pas. Me dit-elle.



Je baisse la tête comme une gamine de six ans à qui, on lui aurait confisqué un jouet. Je ne veux pas avouer que ma s½ur ne reviendra pas, qu'elle ne reviendra plus. Pourtant c'est la vérité. Je connais mon ainé, son caractère. Elle est susceptible, timide, têtu, rancunière & j'en passe.. . Mais avec les propos que mon père lui a dit, elle ne risque pas de revenir, c'est même certain.



- Va te coucher Lauraine. Il est tard, demain tu as cours.
- Oui.
- Bonne nuit, mon bébé, je t'aime.
- Moi aussi, maman.



Je m'allonge sur le lit de ma s½ur. Depuis son départ, sa chambre est en quelque sorte devenue la mienne. J'ai besoin d'elle, alors je comble se vide avec sa chambre. Portable d'une main, photo de l'autre. Je m'endors avec l'image de ma s½ur en tête. Je l'aime tellement. Si elle s'avait.. .


Fin du point de vue de Lauraine.


Je regarde mon portable. Celui-ci indique 23 heures. Je décide de me lever de ce banc, qui est le mien depuis mon arrivé à Paris. J'y passe mes journées & souvent mes nuits aussi. Je me lève pour aller me promener. 'fin surtout pour pouvoir m'isoler dans les toilettes d'un café, pour m'injecter mon « bonheur en bouteille ». J'erre dans les rues de cette grande ville, tête baissée, capuche sur la tête, on ne perçoit pas mon visage. Mains dans les poches, je marche. Je finis par tourner dans une rue assez vivante. Plusieurs bars s'y trouvent. Je rentre dans un. M'assoie à son comptoir & commande une bière. Celle-ci ne met pas longtemps à arriver. Mon regard est posé sur ma boisson. On dirait que je suis fasciné par le design de cette bouteille.
Je ressens comme un manque, une envie qui vous tue de l'intérieure. J'en ai besoin. J'ai besoin de prendre mon unique raison de vivre. - Unique raison de vivre ? Triste tableau, ne trouvait vous pas ? Quant pour certain leur raison de vivre, n'est autre que leurs familles, amours.. . Pour moi, c'est la drogue, une simple petite fiole au liquide limpide qui me fait autant de bien que de mal. - Je commence à me lever, pour partir me réfugier aux toilettes lorsqu'au même moment une personne m'interpelle.



- Salut !
- 'lut. Dis-je sans grande conviction.
- Que fais une jolie demoiselle comme toi, ici ?



Je le dévisage. L'homme qui se trouve devant moi, est de taille moyenne, aussi bien camouflé que moi, avec sa casquette & sa capuche. Je ne réponds rien. Puis au bout d'un long moment de silence. Je me lève pour finalement partir de cet endroit. Deviendrais-je antisocial ? Sans doute.



- Excuse-moi, si je t'ai offensé !



Je le regarde, sans rien prononcer. Qu'est ce qu'il me veut ?



- Je peux t'inviter à boire un verre avec moi ? .. . S'il te plait !



Dilemme. Soit, je me casse & je suis tranquille. Soit, je reste & je fais la gentille fille, l'écoutant me raconter sa vie, en me faisant chier comme pas possible.
Par contre si je pars, je ne pourrais pas m'injecter mes quelques minutes de bonheur.
.. .
& merde, je commence à ressentir le besoin. De plus, je ne me vois pas le faire dans le coin d'une rue sombre.
Je le fixe, puis détourne les talons pour m'installer au fond du bar à une table près de la fenêtre. Malgré sa casquette & sa capuche, qui lui cache une partie du visage, je peux remarquer qu'il sourit. Essya, tu es entrain de te foutre dans une sacrée merde ma fille.. .



- Met toi à ton aise, enlève ta capuche ! Me dit-il, sourire aux lèvres.



Je ne réponds pas, je plisse simplement les yeux. Il n'a qu'à l'enlever, lui sa capuche & sa casquette.
De son visage, je perçois seulement ses lèvres, lèvres que j'admire. Il a un sourire magnifique.. .
Devant mon mutisme, il entreprend de poursuivre la conversation. Mais pour réponse, il n'a que mon silence comme toujours.



- Vous prendrez ? Intervient le serveur coupant le monologue de la personne me faisant face.
- Une bière s'il vous plait.
- Pareil. Lançât-il au garçon avant de reprendre : Tu as une voix douce.. . Pourquoi ne réponds-tu pas à mes questions ?
- .. .
- Tu t'appelle comment ?
- Je reviens. Dis-je rapidement.



J'attrape mon sac, puis je prends la direction des toilettes. Personne dedans. Tant mieux. Je baisse ma capuche & par la même occasion, enlève ma veste. Dans le miroir mon reflet fait peur. Mes bras sont mutilés de marques. Mon visage est terne & marqué. Près de mes yeux, mes cernes sont bien prononcés. Je rafraîchis mon visage avec de l'eau froide, puis m'injecte mon produit qui me fait tant de bien. Assise par terre, tête collé contre le mur. Je suis paisible. Une sensation de plaisir s'empare de moi. Le produit. A ce moment j'aimerais que le temps s'arrête. Je souris bêtement. Je reste un moment comme cela, avant de jeter ma seringue à la poubelle. Celle-ci jetée, j'arrange mon maquillage : j'enlève ce qui a débordé, & remet un trait assez épais de noir. Ma veste & capuche mise, je quitte cet endroit, pour retrouver l'autre zigoto capuchonné sans nom.



- J'pensais pas que tu serais revenue.
- Tu penses mal, alors.. . Exprimais-je brutalement.



Je trempe mes lèvres dans la chope, lui lançant un regard provocateur. Lui, il rigole à ma réplique, avant de trinqué à notre santé.

[ .. . ]

Le temps est vite passé au coté de mon inconnu. Je ne sais toujours pas son nom & lui le mien & ceci nous conviens parfaitement. Il est tard. Le bar ferme. Nous marchons dans les rues de Paris, maintenant, les discussions vont bons trains. Le vent est frais, il me caresse le visage. J'aime ça.



- Voici mon hôtel. M'indique mon inconnu de la soirée.



J'admire la façade. C'est mignon.



- Viens prendre un autre verre dans ma chambre.



Ce n'est pas une proposition mais un ordre. Ordre que je ne peux décliner, vu qu'il m'a déjà attrapé par le bras, m'attirant à l'intérieur de l'hôtel. Nous prenons la direction de sa chambre, en silence. Mon esprit fuse de questions. Il peut vouloir m'offrir un dernier verre par gentillesse ? Sans pour autant cacher quelques choses ou vouloir aller plus loin ! Même si, derrière son sourire d'ange, il semble cacher un mystère. Mais quoi ? Je finirai bien par le savoir tôt ou tard.
Arrivé au pas de sa porte, il me fait entrer. Les lumières de la ville éclairent la pièce. Elle est grande, belle, la décoration est magnifique.



- Ca te plait ?
- 'peut aller. Répliquais-je, en essayant de cacher mon émerveillement.



Je l'entends se rapprocher de moi, il est assez près, collé même. Je le sens sourire. Ses mains viennent se poser sur mes hanches. A travers le tissu de ma veste, je sens son souffle chaud. Il descend délicatement ma capuche pour commencer une série de baiser brûlant dans mon cou.



- Arrête ! Ordonnais-je.



Il fait comme si je n'avais rien prononcé. Il continu, en intensifiant ses baisés.



- Je t'ai dis d'arrêter !



Il me repousse. Je le sens énervé. « A quoi, joues-tu ?» Me lança-t-il contrarié.
Incompréhension.
Finalement, il cachait bien son jeu. Je redoute sa réponse.



- & toi ? Tu joues à quoi ?
- Moi ? Je m'amuse. Dit-il, charmeur en s'emparant de ma bouche.
- [ le repoussant] Qu'est ce qui te fait croire que je veux m'amuser avec toi ?



Il rit. Ai-je dis une connerie ? Je n'aime pas son attitude, il me prend pour une conne. Je récupère mon sac que j'avais posé contre le mur & me dirige d'un pas rapide vers la sortie.



- Hé ! Tu vas où ?
- Je pars. Je.. .
- Non, non, non.
- Je ne.. .
- Tu quoi ? Je n'ai pas fini avec toi. Ton travail est de me divertir &.. .
- Travail ? Dis-je interloqué.



Il rit à nouveau, sortant de sa poche un billet. Il me le balançant à la gueule. 100 ¤.
Je baisse la tête. Alors c'est ça. Pour lui je suis une putain. Pas une fille d'un soir, non. Une pute, une traîné ! Je sers le billet dans mes mains en le fixant. Je ne peux toujours pas voir son visage qui est caché par sa casquette & la noirceur de la pièce que les faibles lumières de dehors n'éclairent point convenablement. Mais je sais qu'il sourit. C'est donc ça qu'il voulait, qu'il cachait : du sexe. Les mecs sont donc tous comme ça ?



- Je ne suis pas ce genre de fille !
- Peut importe. Tu me plais. Je te veux. & en plus de ça, tu as besoin d'argent, non ? Tout le monde à besoin d'argent ! Qu'il soit gagné comme ça ou d'une autre façon, qu'est ce que cela peut faire ?



Je reste paralysé parce que je viens d'entendre. La peur me gagne. J'articule difficilement « C'est ton kiff de payer, pour coucher ? »



- C'est vrai que c'est très excitant. Me lança-t-il enjôleur.



Cette phrase résonne dans ma tête. Il rigole encore une fois, avançant vers moi. A nouveau ses lèvres s'emparent des miennes. Il me dégoûte, comment peut-il faire çà ? Je le repousse violemment.



- 200 ¤. M'annonce-t-il.



Je reste bouche bée. La somme augmente. Que faire ? Comment partir ? Je crains.



- 500 ¤ ?
- Qui es-tu ?
- Intéressé ? Rigole-t-il. Ca t'apportera quoi de le savoir, hein ? Tu pourras mettre alors un nom à ton premier client, c'est ça ?



Je fons en larme. Dit-il la vérité ? Suis-je entrain de me laissé acheter ?
Il se ré-empare de mes lèvres. 500¤. Ce prix me hante. C'est vrai qu'avec 500¤, je pourrais faire certaine choses. Ca m'aiderait, ce n'est pas rien n'on plus. Ca me permettrais peut être de sortir de cette merde dans laquelle je me suis mise toute seule. Le baisé s'intensifie. Je le hais. Il le sait, je suis entrain de faiblir. Je me hais. C'est bras m'enlace ce qui a pour conséquence de me collé encore plus à lui.

[ .. . ]

La petite Essya vient de se faire acheter. Est-ce la nouvelle vie qui m'attend maintenant ?



Impressions ?


# Posté le jeudi 07 août 2008 15:12

Modifié le lundi 25 août 2008 16:23

. « Der abgrund der stadt, verschlingt jede träne, die fällt. » Spring Nicht. .

 .  « Der abgrund der stadt,  verschlingt jede träne, die fällt. » Spring Nicht.  .
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2 000 commentaire ! Merci ! =D



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Il est 6 h 46. Cela doit faire environ une heure que je suis là, assise au bord de cette fenêtre ouverte, laissant percevoir les bruits de la ville. Jambe droite balançant dans le vide, vidant le paquet de l'autre. Je repense à cette soirée, à ma vie. Le froid de la nuit vient caresser mes bras & ma cuisse que le drap ne recouvre pas. J'écrase la dernière cigarette & balance le paquet vide ainsi que le briqué sur le lit. Mon regard s'arrête une fois de plus sur son visage. Ce visage me dit vraiment quelque chose ! Mais je n'arrive pas à mettre un nom dessus. P'tain de mémoire ! Ca va me revenir. Je me lève, débranche, iPod & portable que j'avais mis en charges, & les rangent dans ma veste. J'attrape mes affaires & pars m'enfermer dans la salle de bain. Je balance-le tout par terre. Mes larmes coulent à nouveau. Mon reflet m'éc½ure. Qu'est ce que j'ai fais ? Je me suis laissé faire ! J'ai faibli. Je me hais ! D'un revers de mains j'essuie mes larmes. Je ne dois pas pleurer ! Je l'ai cherché, mérité, je dois assumer. L'eau froide coule le long de mon corps t'elle des lames de rasoirs écorchant mon corps, mon c½ur.. . J'ai besoin de cette souffrance pour passer à autre chose. Une fois finies de mettre préparé, injection comprise, fiole enroulée dans du papier toilette avant de la jeter. Pourquoi faire ça ? Pour se voiler la face ! Bien évidement. Car il a bien vu mes bras meurtris, il a bien vu que je suis une de ces personnes qui se drogue. Une droguée. Drogué. Alors, pourquoi se voiler la face ? Question qui n'aura sûrement jamais de réponses.
Deux voix s'élèvent dans l'autre pièce. Merde, il est réveillé. Je ne distingue que des bribes de conversations. Puis un claquement de porte. Des pas & une voix qui se voulait sensuelle, me demandant de sortir.

Essya eu un sursaut en entendant la voix de son amant d'hier, lui demandant de le rejoindre. Tellement, l'information de le savoir ce soir au Addict Club, la faisait songer.


Au même moment dans une autre ville.



- Lauraine. L'interpelle une voix lointaine, le souffle court.



Delphine. La meilleure amie d'Essya court dans sa direction.



- Bonjour, Delph', ça va ?
- Ca peut aller. Mais je voulais s'avoir, tu n'aurais pas eu de nouvelle d'Essya ?



Pour réponse, Lauraine secoua sa tête de droite à gauche, le visage accablé.



- Ho. Dit-elle tristement. Peut être que Raoul en a eu lui ? Demanda-t-elle le visage rayonnant d'espoir.
- Sans doute. Intervient Lauraine, d'une voix lasse.



En parlant du loup. Raoul apparait dans la cour du lycée. Toujours égale à lui-même, sourire aux lèvres, blaguant sans cesse. Arrivant au niveau des deux filles, il ouvre grand les bras, les attrapant & les serrant de toutes ses forces contre son torse musclé.



- Alors, mes poules comment allez-vous ce matin ? Lança-t-il la voix enjouée.
- Bien, on va très bien musclore.. . Mais pourrais-tu desserrer ton étreinte. Tu nous étouffe là. Dit Lauraine d'un ton enjouée.



Tous trois rigolent. Mais très vite Delphine revient sur le sujet qui l'a préoccupe : Essya. En posant la question à Raoul, celui-ci perdit sa bonne humeur communicative & son ton jovial devient agressif. Comme toujours quant on parle de sa petite princesse qui à délogeait son palais maudit. Pourquoi devient-il agressif lorsqu'on évoque la personne pour qui il tuerait ? Pour la simple & bonne raison que lui non plus, il n'a pas de nouvelle d'elle & cella l'abat. Au loin, un bruit crispant appelle Lauraine. Raison : Aurélien. Ancien petit ami de sa s½ur, court vers eux énervé.



- Où est ta s½ur ? Dit-il, irrité, agrippant Lauraine par la veste.
- J'en sais rien. Intervient-elle calmement.



Le dénommé Aurélien est dans une colère noir. Il hurle sur Lauraine. L'attrape par les épaules, la plaque contre le mur qui se trouvait à environ deux mètres d'eux. Son visage est contracté par la colère.


Point de vue de Lauraine.


- Dit moi toute suite où elle est ! Hurle-t-il ! Elle m'a volé tout ! Je n'ai plus rien. Rien. Elle ma volé toutes mes réserves. Je n'ai plus aucun sachet d'héroïnes, ecstasy, amphet'.. . Rien, rien, rien. Plus rien ! Quand j'suis revenue à l'entrepôt au bout de deux semaines tout c'est envolés. J'suis sur que c'est cette salope qui m'a fait ce coup là, c'est la seule que je n'arrive pas à joindre, c'est elle, où elle est ! ?



J'ai du mal à assimiler ses dernières paroles. ESSYA DROGUE, RIEN. Ces trois mots raisonnent dans ma tête. C'est ce connard qui l'a incité à se droguer. C'est de ça faute si elle est partie. & c'est encore lui qui l'a rendue comme çà : Dépendante de cette merde. Ma s½ur. Il a, en quelque sorte tué ma Essya. Maintenant, elle est triste, sans plus aucune raison de vivre. & ça c'est à cause de lui.
Il ressert son étreinte, il me fait mal, je me plains mais cela ne serre à rien, il continue. Raoul le tire en arrière pour qu'il me lâche. Delphine est abasourdie parce qu'elle vient d'entendre. Elle ne devait pas le savoir pour Essya & la drogue. C'est vrai qu'elle ne le montrait pas. Ca c'est le moins que l'on puisse dire. Mais ce n'est pas quelque chose que l'on cris sur tous les toits. Un sourire se dessine sur mes lèvres, rien que de penser, que ma s½ur est emportée tout le stock d'Aurélien, Je souris. Mais mon sourire diminue en pensent à pourquoi elle l'a fait ! Vengeance ? Consommation personnelle ? Mon c½ur se serre à cette pensée.



- Répond-moi. Me dit-il en s'énervant de plus en plus.



Je craque, j'en peux plus. Je lui hurle dessus : « Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas ! »
Mes cris se mélangent à mes pleures. Je lui tambourine son torse avec mes petits points qui doivent le chatouiller ! Mon c½ur c'est serrait lors de ma pensée pour Essya & de ça consommation personnelle. Maintenant il éclate. J'en peux plus.



- Elle est partit, s'en rien dire ! Personne ne sait où elle est, si tout va bien, ce qu'elle fait.. . PERSONNE ! Tu m'entends !



Fin du point de vue de Lauraine.


C'est un torrent de larme qui vient de se déverser en même temps que ses paroles déchirantes. Aurélien ne répond rien. Mais que peut-on répondre à cette détresse, cette inquiétude que ressent Lauraine pour la personne qui est son model, sa confidente, celle en qui elle pouvait compter, son aîné. Tout simplement sa s½ur ? Pas grand chose. Il s'éloigne d'un pas las. Marmonnant des merdes, je vais avoir des problèmes.. .


Point de vue de Lauraine.



- El.. .elle se dro.. .gue ? Articule difficilement Delphine.



Je baisse la tête signe d'approbation. Elle part, elle aussi d'un pas las, abattue par la nouvelle. Raoul est là, à mes cotés. Personne ne parle, mais ce silence en dit bien plus que n'importent qu'elles mots.


Fin du point de vue de Lauraine.


Je reste au moins cinq minutes derrières la porte de la salle de bain, avant de sortir. Aurais-je trop honte pour être à nouveau dans la même pièce que lui ? Sûrement. Une fois, la porte passée. J'attrape mon sac pour quitter cette pièce, tête baissée. Mais il me retient par le bras. Nous sommes face à face maintenant, il sourit. Comme toujours quant il me regarde. Il doit vraiment me prendre pour une conne pour sourire comme ça.



- Tu as vraiment un visage d'ange. J'aime le regarder. Me murmure-t-il à l'oreille.



Je baisse les yeux.



- Tiens & merci. Un petit supplément pour cette nuit exquise.



Il fait glisser dans mon soutien-gorge, un billet de 50 ¤. Un petit supplément comme il dit, qui se rajoute déjà au 500 ¤ d'hier. Ses lèvres se collent une dernière fois au miennes. Je vais pour franchir le seuil de cette chambre, mais à ce moment là, il se colle derrière moi, me susurrant à l'oreille : « Pour répondre à ta question, mon nom, c'est gustav.. .»



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# Posté le mardi 19 août 2008 11:42

Modifié le dimanche 31 août 2008 16:27