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Ca me fait énormément plaisir.
Le 483 com' mis par mon homme. Merci je t'aime toi*. (L'
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Cela fait, je ne sais pas combien de temps, que je suis dans la même position, à chanter. Je suis bien en compagnie de Jared. J'aime ce groupe, leurs musiques, leurs chansons. Elles me correspondent tellement & sont tellement belles.
Ma s½ur se trouve à coter de moi, depuis environ 20 minutes, je pense. Elle se gratte la gorge pour me faire comprendre qu'elle est là. Mais je ne veux pas lui parler alors j'attends. J'aime la pousser à bout & c'est chose faite. Elle me secoue gentiment pour me faire comprendre qu'elle est avec moi. Finalement j'ouvre les yeux, ne pouvant plus faire semblant, de ne pas savoir qu'elle se trouve dans cette même pièce. Avec toute la sympathie que je possède, je soupire en me redressant, m'assoie en tailleur sur mon lit, lui faisant face. J'enlève un de mes écouteurs pour lui faire comprendre qu'elle à toute mon attention ou presque.. .
- Qu'est-ce que tu veux ? Dis-je d'un ton agacé.
- Tu n'as pas été en cours ?
- Qu'est-ce que ça peut te faire ?
- .. .
- Bon tu veux quoi ?
- Rien.
- Tu en es sur ?
- Oui.
- [ perdant mon calme ] Dans ce cas, DEHORS !
- En fait.. . si.
Je penche ma tête sur le côté, froncent les sourcils & posent mes points sur mes hanches. Je n'aime pas quant-elle joue à ça.. . A la petite fille gentille qui vient prendre des nouvelles de son aîné pour ensuite lui voler son jean.
- Bon je t'écoute ! Tu veux quoi ?
- Pourrais-tu me prêter ton dernier jean ?
Quelle perspicacité Essya, tu as tapée dans le mille.
- Nan.
- Pourquoi ?
- Peut être parce que c'est à moi !
Elle sort de ma chambre en claquant ma porte. Je souris bêtement devant ce spectacle de petite fille capricieuse. Du haut de ses 15 ans & demi ma s½ur reste & restera toujours cet enfant pourrie gâtée, qui se vexe quant-elle n'obtient pas ce qu'elle veut. Je hausse les épaules devant cette scène pathétique. Décidée à ne pas rester sans rien faire pendant 20 ans, je fais glisser mon ordinateur portable vers moi. Je suis prête à entamer une conversation avec mon meilleur ami, lorsqu'un « à table » me coupe dans mon élan. Je soupire. Soupirer, je le fais souvent. Quand je suis contrariée, en colère ou pour préciser mon non envie. Ce qui est le cas pour passer à table. Les repas de famille, sont dans la plupart des cas très agréables & forts sympathiques. Preuve en image, je viens à peine de rentrer dans la pièce que mon père me fait une gentille réflexion sur mes vêtements. No comment !
Je m'assois à table, regard le repas, super : Saucisse, petit poids.. . carotte. & Mais ? Elles sont où les carottes ? Je regarde un peu partout & mon regard se perd dans l'assiette bien orange de ma s½ur. Elle les a toutes prisent. Géniale. Voyons le bon côté des choses, les carottes vont peut être lui arranger son caractère de merde ? C'est bien connu, les carottes rendent aimables.. .
- Ma chérie, qu'est-ce que tu as ?
Je relève la tête de mon assiette qui est comme même très intéressante, il faut bien le préciser ! Pour voir à qui mon père parle. & Evidemment ce n'est pas à moi. Ma chérie, bien trop gentil. & Voilà ma s½ur qui parts dans son racontage de life, avec la question qui la tue : Pourquoi je ne veux pas lui prêter mon jean ! ? A croire que la réponse : non, c'est à moi, ne lui suffit pas. Je ne suis que d'une oreille discrète la conversation, lâchant des Hm ou oui au moment des blancs dans la discussion.
- Tu fais quoi ?
Le ton agressif de mon père me coupe en pleine pensée philosophique. Je relève la tête & regarde mon père, sourire hypocrite aux lèvres.
- [ d'une voix lasse ] Rien.. . Je cherche.
- & Tu cherches quoi ?
- Les carottes. Dis-je d'un ton ironique.
- Les carottes ?
- Oui les carottes, cela rend aimables tu sais ? Il y a des personnes ici qui devraient en manger plus & plus souvent.. . Hm, comme toi !
- Ton désert ! & Au faite, les cours c'est en option peut être ? Pourquoi n'y as-tu pas été ? Dit-il en colère.
Je fais demi-tour, me rassoie, & répond calmement que l'envie n'y était pas. Rien de plus, rien de moins. La fin du repas se passa dans le calme.
Comme d'habitude, je me retrouve à faire la vaisselle. Musique sur les oreilles je lave. On peut même dire que je suis complètement absorbé par ce nettoyage, car je n'ai pas fais attention que ma mère s'était posée près de moi. Elle m'enlève mes oreillettes. Je soupire.. .
- Chérie.. .
- Hm.. .
- Essya, qu'est-ce que tu as ?
- Rien.
- Tu en es sur ?
- Tu veux que je te dise quoi ?
Rien. Elle ne répond rien. Elle me dépose un simple baiser sur la joue. Les discussions mère-fille, père-fille, s½ur-s½ur sont difficiles. Elles l'ont toujours étés, je crois.. . Seule mon chien me comprend. Je l'aime ma boule de poile. Une fois finie, je retourne dans ma chambre écoutais la musique.
- Essya.. .
Sauvé par le gong.
- Je suis au téléphone. Alors.. .
Il sort sans rien dire, un faible sourire aux lèvres.
- Bonjour Delphine !
- Tu viens nous rejoindre au parc ?
- Oui, j'arrive.
Téléphone, iPod, cigarettes, & veste en main, je pars rejoindre mes amis dans le parc.
Une dizaine de personnes sont assises, allongés sous un arbre du parc. On perçoit de loin des rires, des blagues qui proviennent du petit groupe d'amis. Essya s'approche d'eux tout sourire. S'allongeant à côté de son meilleur ami, la fin de l'après midi passa rapidement & se résume en trois mots : rire, blague, photo.
Avec le temps le groupe se dispatcha. Ils ne sont plus que quatre, étalés les uns sur les autres sous l'arbre à regarder la nuit tombait.
- Bon vous deux, on va vous laisser !
- Déjà ? Dis-je étonnée.
- Chéwii, il est quand même 20 h 00 passé ! Ma meilleure amie se leve en rigolant devant mon étonnement.
- Ho ! .. . Ok, bas.. . Pas de bêtise vous deux !
Elle s'éloigne dans les bras de son copain, en me tirant la langue avec son petit sourire qui voulait tout dire. Puis me cria un : « Amuse -toi bien demain au concert ! » Levé de sourcil. Demain.. . Une journée géniale pour moi, une journée seule avec ma s½ur.. . Je hais ma meilleure amie de me l'avoir rappelé !
- Comme ils sont partis, tu en veux d'autre ?
Je tourne ma tête vers lui, Aurélien. Plonge mon regard dans le sien & je lui réponds un simple « évidemment »
Je le suis à l'entrepôt. Quelques minutes plus tard il me donne ce que j'attendais avec impatience. Je laisse Aurélien en plant & retourne chez moi.
22 h 52. Vu l'heure, ça va griser à la maison. Je vais encore avoir droit à un sermon.. .
Gagné. Le repas pour une fois ne se passa pas dans le calme habituel. Je rigolais en voyant mon père, hurler des insultes en me faisant la morale & en secouant dans tous les sens ce pauvre saucisson. C'est qu'il ferait presque peur mon paternel !
Le repas terminé, je suis retournée dans ma chambre sans un mot. Là je suis dans mon lit, ordinateur sur mes cuisses, je commence une discussion avec mon meilleur ami. Mais pour une fois, je ne reste pas bien longtemps connectée, car comme me l'a dit ma meilleure amie demain concert, donc je vais devoir me lever tôt. Avant de m'endormir, je serre le petit flacon que ma passée Aurélien quelques heures avant. Des reflets se projettent sur mon mur avec ma lumière d'appoint. Je souris, puis me l'injecte. Je ne saurais d'écrire le sentiment qui m'envahit. A cet instant je suis bien. Point final. Je plane, j'oublie.. .
